Loire Atlantique 23 / 06 / 2015
Les fédérations syndicales CGT, FO et SUD se sont réunies le 28 AVRIL. Elles considèrent que malgré le boycott des médias, la grève interprofessionnelle du 9 AVRIL, réunissant près de 300 000 manifestants, pour le retrait du Pacte de responsabilité, de la loi MACRON et du projet de loi Santé, a été un succès et constitue un point d’appui pour renforcer la confiance dans la nécessité de poursuivre la bagarre contre l’austérité.
« Organisons l’initiative nationale de grève et de manifestation pour le retrait du projet de loi santé, l’abandon du plan d’économies de 3 milliards pour les hôpitaux, l’arrêt des attaques contre les conventions collectives et les établissements ! »
Suite à la Commission Administrative du Groupement Départemental des services de santé FORCE OUVRIERE le 9 JUIN, un bilan sur les différents établissements de santé public / privé a mis en relief les grandes difficultés de fonctionnement rencontrées. D’un cadre général, les mesures d’économies imposées par les différents plans d’austérité dégradent fortement les conditions de travail des salariés et de fait mettent en péril la qualité des prises en charge des patients et des résidents au quotidien.
Les moyens financiers attribués à chaque établissement provoquent des mises en place de « plan de retour à l’équilibre » qui fragilisent leurs fonctionnements internes.
Que ce soit dans le sanitaire, dans le médico – social, dans le public comme dans le privé les constats sont les même :
Suppressions de lits s’opposant à l’augmentation d’activité préconisée par les tutelles
Suppressions de postes soignants, logistique, . . .
Baisse conséquente des remplacements accentuant le « burn out », altérant la santé et impactant la vie privée des salariés
Non reconnaissance de la valeur professionnelle, glissement des tâches et compétences étoffant les risques professionnels
La volonté des gouvernements successifs de geler la valeur du point d’indice des fonctionnaires et le blocage du salaire dans le secteur privé amènent à une baisse du pouvoir d’achat et des formes de paupérisation.
Les mesures de restrictions budgétaires dégradent également fortement les déroulements de carrières :
Atteintes portées aux avancements à la durée minimale et intermédiaire (bonifications)
La minoration des ratios promus / promouvables limite les possibilités d’accès au grade supérieur
La situation des contractuels, malgré la loi du 12 mars 2012, reste des plus précaires. Les dispositions dites « de bornage » de la durée des contrats ainsi que la diminution du nombre de titularisation bloquent l’accès à des postes statutaires pour ces salariés, qui ne peuvent construire leur avenir.
Les différentes mesures liées au régime de retraite, notamment par l’allongement de la durée de cotisations, provoquent l’épuisement physique et moral d’un grand nombre de salariés. Au travers des commissions de réformes, les difficultés accrues de la reconnaissance du handicap lié au poste de travail font craindre des risques d’absence de positions statutaires en dehors de la mise en retraite d’office ou pour invalidité entrainant des pertes conséquentes de revenus.
Parallèlement, il est constaté des atteintes à l’exercice du droit syndical et l’utilisation des nécessités de service de façon abusive. L’absence de remplacement des représentants des instances du personnel, cautionnée fréquemment par les directions, génère des tensions conflictuelles dans les services influant le désengagement syndical.
Le système de santé français est en danger, il est urgent de réagir afin de préserver l’offre de soin, indispensable à nos valeurs républicaines !
Ensemble renforçons l’axe de la résistance
pour combattre toutes les politiques d’austérité
TOUS EN GREVE LE 25 JUIN 2015
RASSEMBLEMENT A 10H
A LA PREFECTURE DE NANTES