Loire Atlantique 13 / 04 / 2017
L’accord sur la vente du chantier STX à Saint-Nazaire annoncé jeudi dernier par Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie, sera conclu ce mercredi après-midi, à Paris. Le contrat stipule que l’Italien Fincantieri prendra 48 % des parts de l’entreprise, DCNS 12 % et la fondation italienne CR Trieste 7 % .
L’État conservera les 33,3 % de parts qu’il détient déjà. Ces actionnaires annoncent des garanties sur le maintien de l’activité sur place. Elles sont insuffisantes selon les syndicats.
Ce matin près de 150 salariés se sont rassemblés devant les bureaux de la direction à l’appel de la CGT, également pour dénoncer « le manque de garanties pour le maintien de l’activité et des salariés sur le site ».
Pour FO,
« le prix d’achat de 83 millions d’euros, trouvé après l’accord entre Fincantieri et le Tribunal central de Séoul, ne représente pas grand-chose comparé aux risques pour les milliers d’emplois directs ou indirects liés à la situation du chantier ».
source: presse océan
Pour Force ouvrière, l’Etat « lâche » le chantier naval
Le syndicat, qui était favorable au scénario de nationalisation des chantiers navals, regrette que « le gouvernement français lâche » l’entreprise. Un accord doit être signé ce mercredi soir avec le repreneur italien Fincantieri.
Alors que l’accord doit être formalisé ce mercredi soir entre l’Etat et Fincantieri, le constructeur naval italien candidat à la reprise des chantiers de Saint-Nazaire, Force ouvière (FO), qui était favorable à la nationalisation, regrette que « le gouvernement français lâche » l’entreprise.
Pour le syndicat, la protection des emplois pour cinq ans prévue dans le cadre de l’accord est « loin d’être satisfaisante (…). Surtout que Fincantieri serait tenu de rester minoritaire seulement huit ans et aurait donc la possibilité de devenir majoritaire après cette période ».
FO demande aussi des garanties pour la sous-traitance locale et voudrait avoir accès au pacte d’actionnaires. Il pointe également le fait que Fincantieri n’ait pas convenu d’accord avec RCCL et MSC, clients des chantiers « en désaccord » avec le rachat, selon le syndicat.
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