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12 / 08 / 2019

Risques professionnels : la prévention régresse

© Gilles ROLLE/REA

Les mesures de prévention des risques professionnels ont enregistré un recul en trois ans, d’après une étude de la Dares. Moins de 50% des employeurs en ont mis en œuvre en 2016.

Des chiffres peu rassurants ont été dévoilés le 25 juin 2019 par l’enquête trisannuelle sur la prévention des risques professionnels en 2016, de la Dares (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), relevant du ministère du Travail. En 2016, la proportion des employeurs n’ayant entrepris aucune action de prévention des risques physiques a augmenté par rapport à la précédente enquête effectuée en 2013 : ils sont 52 %, soit 9 points de plus.

Un net recul. Ils appartiennent très majoritairement aux catégories du commerce et « autres services », secteurs où les très petits établissements (TPE) sont nombreux. Toutefois, la prévention est « plutôt active dans les établissements privés de 50 salariés ou plus et dans la fonction publique hospitalière et les cliniques privées ».

En dépit de la loi

D’autre part et bien que la loi les y oblige (article R4121-1 du Code du travail), seuls 45 % des employeurs interrogés en 2016 ont, au cours des 12 mois précédant l’enquête, élaboré ou actualisé un DUER (document unique d’évaluation des risques professionnels), où figurent pour l’entreprise l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des salariés ainsi qu’un « inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement ».

C’est ce DUER qui permet action et prévention en la matière, incombant à l’employeur. L’enquête de la Dares note qu’il « demeure peu présent dans la fonction publique d’État et dans les collectivités territoriales ainsi que dans les très petits établissements, mais il est presque systématique au-delà de 50 salariés ».

Les femmes exposées

Quand prévention il y a, ce sont les femmes qui sont les moins bien informées et ce à risques équivalents : seulement « 35% d’entre elles ont reçu une information sur les risques encourus au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête, contre 45% des hommes ». En outre, seules « 74% des femmes les plus exposées ont eu une visite avec un médecin du travail au cours des deux années écoulées, contre 86% pour les hommes ».

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