Si les pensions de base et complémentaires de retraite ont été revalorisées en 2021, cette hausse est minime et bien en deçà de celle de l’inflation actuelle. Une intersyndicale, à laquelle participe l’UCR FO, appelle à une mobilisation nationale le 2 décembre, demandant notamment l’augmentation des pensions et leur indexation sur les salaires.
Et, signe du niveau de mécontentement, c’est une manifestation nationale qui s’est tenue à Paris (départ place Denfert-Rochereau à 13h30 vers Invalides) et non plus, comme depuis 2014, une mobilisation coordonnée par les départements. La première revendication des retraités est l’augmentation des pensions de retraite de base et complémentaires.
« Dernièrement, les pensions de base n’ont augmenté que de 0,4 % et les complémentaires de 1,1 %. Une hausse insuffisante alors que l’on considère que l’inflation a augmenté de plus de 2 % » !
, rappelle Didier Hotte, secrétaire général adjoint de l’UCR FO. « Depuis 2014, les retraités ont perdu en moyenne 10 % à 12 % de pouvoir d’achat sur leur pension, soit plus d’un mois de pension par an »
, précise l’intersyndicale.
Le refus du scénario de l’appauvrissement
« Cela représente en moyenne un mois de pension. C’est inquiétant et dangereux pour les personnes qui touchent des petites retraites »
, regrette Didier Hotte. Une étude statistique de la Drees confirme ce mouvement de baisse de pouvoir d’achat des pensions. « Fin 2019, la pension brute moyenne augmente de 0,3 % en euros courants par rapport à fin 2018 mais diminue de 1,1 % en euros constants, car les prix à la consommation ont augmenté de 1,5 % entre la fin 2018 et la fin 2019″.
Et ce phénomène devrait continuer, selon les estimations du Conseil d’orientation des retraites (COR) dans son rapport 2021. « Selon les scénarios, le niveau de vie relatif des retraités devrait diminuer à long terme […]. Il reviendrait ainsi progressivement à son niveau des années 1980 ».
Dans ce contexte-là, les retraités n’ont qu’une seule solution : la mobilisation
, estime Didier Hotte.
