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Loire Atlantique 10 / 04 / 2018

Les retraités FO en congrès le 29 mars 2018 à Couéron

Union Départementale des Retraités Cgt-FO 44

IXème Congrès

Couëron – Jeudi 29 Mars 2018

Résolution

Le gouvernement Macron-Philippe est engagé dans une offensive tout azimut contre la classe ouvrière : ordonnances « travail » – hausse de la CSG avec mise en cause de la Sécurité Sociale de 1945 – volonté de supprimer, par ordonnance, le statut des cheminots et de privatiser le ferroviaire public – menaces contre le statut des fonctionnaires – plan contre les régimes de retraites etc …

A contrario, alors que sur 20 ans, les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 % et que le CAC 40 continue sa progression avec + 9,26 % en 2017, ce même gouvernement supprime l’ISF pour les patrimoines boursiers et plafonne la taxation des dividendes : soit 4,5 milliards de cadeaux aux plus fortunés … (bénéficiant à certains membres de ce même gouvernement).

Dans ce contexte, la succession des attaques anti-ouvrières se heurte à une forte résistance des salariés, actifs et retraités.

Le congrès se félicite ainsi de l’éclatante réussite des manifestations de retraités du 15 mars contre la hausse de la CSG.

Il souligne l’incontestable progression de la mobilisation par rapport à celle déjà importante, du 28 septembre 2017. Les retraités répondent ainsi, de plus en plus nombreux, aux appels à mobilisation du groupe des 9 organisations de retraités, à l’exception de la CFDT et de l’UNSA, en réaction aux attaques répétées contre le pouvoir d’achat des retraités. Ce fut encore le cas le 22 mars dernier au côté des fonctionnaires et des cheminots.

Pouvoir d’achat des retraités.

Le pouvoir d’achat des retraités ne cesse d’être amputé par l’augmentation des prix via notamment la hausse de taxes. Il en est ainsi du carburant, des complémentaires santé, du gaz, des timbres, du forfait hospitalier etc…

Dans ce contexte de hausses répétées du coût des dépenses contraintes, l’augmentation de la CSG de 1,7 point (soit plus 25 %) intervenue au 1er janvier a provoqué l’indignation et la colère légitime des retraités.

Le congrès s’insurge contre cette mesure :

  • Qui s’ajoute au gel des retraites de 2013 à 2017, aux taxes et charges fiscales supplémentaires (CASA, fiscalisation des majorations de pension pour 3 enfants, suppression de la demi part pour les veuves et veufs …) que la hausse de 0,8 % des retraites de base au 1°oct 2017 n’a en rien compensé.

  • Qui spolie une grande majorité de retraités. Contrairement aux engagements de Mr Macron, elle ponctionne des retraités parmi les plus modestes, via la prise en compte du « revenu fiscal de référence » des ménages.

Le congrès dénonce la propagande du même Mr Macron, affirmant aux retraités que cette hausse de CSG « renforcera la solidarité intergénérationnelle, car grâce à vous, nous redonnerons du pouvoir d’achat à vos enfants et à vos petits-enfants ».

En réalité la « compensation » (suppression des cotisations maladie et chômage des salariés du privé et indemnité pour les fonctionnaires) ne redonnera rien à ces derniers et au mieux quelques € aux autres … vite absorbés par les augmentations de prix via les hausses de taxes (carburant, électricité, gaz …) 

Le congrès réaffirme donc les revendications de l’UCR en la matière :

– La suppression de la hausse de 1,7 point de la CSG

– L’arrêt du gel des retraites et des pensions, quel que soit le niveau de retraite.

– La revalorisation des retraites sur l’évolution des salaires et non sur les prix.

– Un revenu minimum de retraite égal au smic pour une carrière complète.

– Le maintien et l’amélioration des pensions de réversion : le relèvement du taux de la pension de réversion et la suppression des conditions de ressources dans le régime général.

– Le rétablissement de la demi part supplémentaire pour les parents isolés, veufs ou veuves n’ayant pas élevé seuls leurs enfants.

– La suppression :

– de la fiscalisation des majorations de pensions accordées aux retraités qui ont élevé trois enfants ou plus.

– de la Contribution additionnelle de solidarité (CASA) de 0,3%

– du plafonnement de l’abattement fiscal de 10% qui contribue à pénaliser le niveau de vie de tous les retraités imposables.

Sécurité Sociale – Service public hospitalier – Autonomie

Si les cotisations ouvrent des droits, ce n’est pas le cas de l’impôt. C’est pourquoi l’UDR avec la Confédération, s’est opposée à la mise en place de la CSG qui organise le transfert des cotisations vers l’impôt. Or,la suppression de la cotisation maladie des salariés en activité, concomitante à la hausse de la CSG, conduit à un nouveau transfert de financement de la Sécurité sociale vers l’impôt CSG au détriment du salaire différé.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que, sur les 22,6 milliards € produit par la hausse de la CSG, le gouvernement a décidé d’en transférer 4,3 milliards € au budget de l’Etat, ce qui prouve bien son caractère d’impôt que le gouvernement peut affecter comme il l’entend. 

Le congrès s’inquiète de plus du contenu de la « loi de programmation des finances publiques » traçant la trajectoire des finances publiques pour les cinq années à venir, adressée à Bruxelles le 22 janvier qui s’inscrit dans le cadre budgétaire imposé par Bruxelles du respect des 3% de déficit budgétaire et indiquant :

« Dans cette trajectoire, il est fait l’hypothèse conventionnelle d’une contribution du secteur des administrations de Sécurité sociale obligatoire à la réduction du déficit de l’Etat ». Il est question de 30 milliards d’euros sur ces cinq ans, soit 1 ,5 point de PIB !

Le congrès rappelle qu’en 2015 le Congrès confédéral FO exprimait de fortes inquiétudes en la matière :

« Ciment de la solidarité et support de l’égalité de droit, la sécurité sociale reste une référence basée sur le principe des ordonnances de 1945 et du salaire différé. L’étatisation et les exonérations de cotisations patronales …. préparent de fait sa privatisation. …. le congrès désapprouve tout projet qui aurait pour finalité une déconnection avec le salaire différé ».

Le congrès considère que le gouvernement vient justement de mettre en œuvre un nouveau pas vers cette déconnection avec le salaire différé. Pour le congrès l’un des principes majeurs de la Sécurité sociale de Georges Buisson – secrétaire confédéral de la CGT, inspirateur et rédacteur des ordonnances de 1945 – est menacé.

Le Congrès dénonce le prélèvement à la source de l’impôt

Dans le contexte de cette étatisation rampante de la Sécu, le congrès s’insurge contre les plans d’économie à répétition imposés aux établissements de santé, via notamment la mise en place de « groupements hospitaliers de territoire », qui permettent aux multinationales des fonds de pension d’acquérir des établissements de santé ( EHPAD…. )

Alors qu’il est de notoriété publique que la prise en charge des malades et des personnes âgés se détériore gravement, les propos de la ministre de la santé considérant que 30 % des dépenses de santé sont inutiles sont proprement indignes et scandaleux.

C’est pourquoi le congrès considère absolument nécessaire de poursuivre et amplifier la mobilisation des retraités au côté des personnels hospitaliers répondant aux appels de la Fédération FO des services publics et de santé.

Ce fut le cas au côté des agents des EHPAD mobilisés les 30 janvier, 15 et 22 mars pour des revendications soutenues par notre UCR FO :

  • Un ratio de 1 agent pour 1 résident 
  • L’abrogation immédiate de la convergence tarifaire ;

  • L’arrêt de la baisse des dotations budgétaires et le maintien de tous les postes 

Face aux tentations gouvernementales de transférer la couverture des frais liés à la perte d’autonomie, aux lobbies des banques et des assurances, le congrès réaffirme avec l’UCR sa revendication de prise en charge par la Sécurité Sociale, seule à même de garantir la solidarité et l’égalité de traitement.

La nouvelle hausse du forfait hospitalier intervenue au 1er janvier, aggrave scandaleusement la facture des retraités qui n’ont plus les moyens de se doter d’une couverture santé complémentaires.

Le congrès estime urgente la satisfaction de la revendication de l’UCR pour que les retraités bénéficient d’une déduction fiscale ou d’un crédit d’impôt équivalant au montant des cotisations à cette couverture complémentaire.

Le Congrès dénonce la déshumanisation de l’accès aux services publics, consécutive aux milliers de suppressions de postes.

L’informatisation et la « dématérialisation » de plus en plus imposées, introduisent une inégalité de traitement qui touche plus particulièrement les retraités.

Le Congrès revendique :

  • le maintien prioritaire de tous les envois papiers administratifs

  • la mise à disposition, dans les mairies et services de l’Etat, de services gratuits d’aide aux démarches administratives informatisées.

Défense des régimes de retraites

Face aux projets gouvernementaux, le congrès s’opposera à toute réforme remettant en cause le système par répartition, instaurant un régime unique par point ou compte notionnels.

Le congrès revendique le maintien de l’ensemble des régimes de retraite ( Code des pensions civiles et militaires, régimes spéciaux, régime général et régime complémentaires) avec un départ à la retraite à taux plein à 60 ans et un retour à 40 ans voir 37,5 de cotisations.

Le congrès de l’UDR 44 fait sienne la résolution adoptée le 13 mars par le congrès de l’UD FO 44 et notamment :

Le Congrès constate que la volonté de généraliser le rapport de force s’exprime à des degrés divers et que c’est notamment dans cette optique que FO s’est inscrite dans la journée de grève et de mobilisation le 15 mars chez les retraités et au sein des EHPAD.

Sans sous-estimer les difficultés consécutives à plusieurs décennies de politiques de désindustrialisation et de régressions sociales, le Congrès estime que le rapport de force se situe nécessairement sur le terrain économique, donc celui de la grève.

Le Congrès affirme que ce n’est évidemment pas par le seul levier des manifestations et des grèves saute-mouton que la mécanique dévastatrice actuellement à l’œuvre pourra être stoppée.

De fait, la logique d’ensemble de la politique gouvernementale pose la question d’une riposte interprofessionnelle ».

Dans ce contexte, le congrès de l’UDR FO 44 appelle au renforcement de la syndicalisation des retraités au sein de ses associations et sections fédérales.

voir les photos ci-dessous

Congrès UDR du 29 mars 2018 

chaud ! chaud ! chaud !

Arguments: ÉCOLOGISME ET « BIEN COMMUN »

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