France 8 / 04 / 2015
Plan Social à la Halle aux Vêtements : 1 344 salariés impactés, FO appelle les salariés à ne rien lâcher et exige le reclassement de l’intégralité des salariés Hier, mardi 7 avril 2015, l’annonce d’un plan social au Comité Central d’Entreprise de la Halle aux Vêtements a fait l’effet d’une bombe auprès des salariés.
1 344 salariés qui partiront en vacances avec une lettre de licenciement et un chèque symbolique.176 postes sont soumis au bon vouloir d’une éventuelle reprise.
La raison évoquée par les actionnaires et la direction : la sauvegarde de la compétitivité et la perte de chiffre d’affaires du groupe… Un groupe qui, dans le même temps, a encaissé un milliard d’euros d’intérêts sur le dos des salariés sans compter les 9 millions d’allégement Fillon.
Ce plan intervient moins de 12 mois après une réorganisation commerciale qui a échoué lamentablement tant les prix en magasin ont été augmentés amenant la perte de confiance de nos clients, ce plan devait préserver le chiffre d’affaires et les emplois. FO avait alerté la direction sur la mauvaise stratégie : résultat = fermeture de 174 magasins.
Aujourd’hui, la direction se retranche derrière la crise et des pertes prévisionnelles pour justifier sa décision… Pourtant, le groupe Vivarte a toujours des résultats positifs ; seuls les salariés vont trinquer et subir le redéploiement, sans parler de suppressions de postes.
Pour FO, c’est clair : avec un plan social de 1 600 personnes qui n’est dû qu’à la mauvaise gestion des actionnaires qui pressent l’entreprise pour toujours plus de résultats, sans investir dans l’outil de travail des salariés !
FO, au coeur de l’intersyndicale, revendique le maintien de l’emploi, des activités, des fonctions et des sites. Un bras de fer est déjà engagé avec la direction, les représentants FO seront en première ligne pour ce combat !
Dim, une des dernières grosses entreprises du secteur Textile spécialisée dans la fabrication des collants, bas et sous-vêtements, risque d’annoncer le 15 avril prochain lors du Comité Central d’Entreprise, la suppression de 400 emplois sur 1450 que compte le groupe.
Dim, racheté il y a trois mois par le géant américain « HBI » (HANESBDS), première entreprise au monde dans l’Industrie Textile qui compte près de 50 000 salariés, envisagerait de supprimer 400 emplois dont 160 sur le site de production d’Autun (71) qui compte encore actuellement 850 salariés, et 240 au siège social basé à Rueil Malmaison (92), qui totalise 550 emplois.
Ces suppressions d’emplois toucheraient principalement les agents de maîtrise et les cadres au prétexte d’un plan d’économies que souhaiterait réaliser le groupe « HBI » afin de mieux « rebondir ».
Pour Force-Ouvrière, ces suppressions d’emplois ne seraient qu’une première étape puisqu’à moyen, voire court terme, notre Organisation Syndicale craint la liquidation pure et simple du groupe Dim.
Une fois de plus, nous ne pouvons que déplorer la logique comptable de ces repreneurs peu scrupuleux qui n’ont qu’un objectif, celui de faire des gains considérables sur le dos des travailleurs afin de redistribuer un maximum d’argent à leurs actionnaires.
Notre organisation syndicale va, bien entendu, être extrêmement vigilante à ce qui va être annoncé les jours prochains.
Si besoin, elle mettra tout en oeuvre pour défendre les intérêts des salariés dans un secteur industriel qui a déjà perdu des centaines de milliers d’emplois depuis le début des années 80.