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Loire Atlantique 16 / 09 / 2016

Nantes: Des milliers de manifestants contre la loi travail, «le mouvement est loin d’être éteint»

La mobilisation aurait pu se tasser, il n’en est rien, en tout cas à Nantes. Ce midi, quelque 4.000 manifestants se sont élancés dans les rues du centre-ville pour demander « l’abrogation de la loi Travail ». Une participation presque supérieure aux espérances de l’intersyndicale, après une longue pause estivale et la promulgation de la loi, le 9 août. Une « bonne surprise », donc, alors qu’à peine 2.000 personnes étaient venues écouter les leaders syndicaux nationaux, sur l’île de Nantes, mercredi dernier.

Il faut dire que dans le cortège, certains battent le pavé pour la dixième ou la quinzième fois, sans se lasser de cette mobilisation qui a été particulièrement forte depuis le mois de mars dans la cité des ducs. Et lorsqu’on les interroge, ils répondent comme une évidence.

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Concernés de près ou de loin

 » Promulguée ou pas, on n’est toujours pas convaincus », lance Pascal, militant FO, un drapeau rouge à la main. Il reste des décrets, donc on a encore de l’espoir. » « On a déjà des conditions de travail très difficiles, souffle Franck, qui travaille dans le transport de marchandises. Même si on a obtenu gain de cause sur les heures supplémentaires avant l’été, on ne doit surtout pas lâcher. »

Parmi les manifestants, tous ne sont pas directement concernés par la loi El-Khomri. Mais eux aussi sont de la partie. « On le fait pour notre avenir, celui de notre génération », assure Marie, 14 ans et en classe de 2nde, qui participe à sa première manif. Sa copine Lola, qui a aussi séché les cours ce matin, hoche de la tête. « Les patrons pourront nous virer sans raison particulière. Des gens se sont battus dans le passé pour éviter ça », estime celle qui voudrait pourtant « s’engager dans l’armée ».

Pourquoi Nantes est devenue

la capitale de l’opposition à la loi Travail

« Un symbole national »

Avec l’accueil du meeting du 7 septembre, exceptionnel en province, Nantes et la Loire-Atlantique renforcent un peu plus leur position de place forte contre la loi El-Khomri. « Au départ, il était prévu ici un meeting en réaction àl’Université d’été du P.S. [prévue les 27 et 28 août], explique Fabrice David. Celle-ci a été annulée mais l’intersyndicale a souhaité maintenir l’événement pour la rentrée. On aurait pu le décaler à Paris mais Nantes est un symbole national, on est un département qui capte au niveau des luttes. »

Avec près d’une vingtaine de manifestations entre février et juillet, contre douze à Paris, et des mobilisations parmi les plus importantes de France, la Cité des ducs s’est en effet fait remarquer. « Cette culture de la contestation, c’est historique, analyse Michel Le Roc’h, secrétaire départemental de FO.

Déjà en mai 1968, il faut se souvenir que la grève générale est partie de Nantes.

Entre les chantiers navals, le port, la centrale de Cordemais, la raffinerie de Donges, Airbus, il y a ici un tissu industriel développé et des bastions syndicaux très puissants. Quand on compare nos chiffres de manifestation à d’autres grandes villes similaires, je suis moi-même étonné. »

chaud ! chaud ! chaud !

leurs revendications concernent la réforme des retraites: Appel à la grève dès le 5 décembre

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