>Histoire

24 / 01 / 2018

« Leur » modèle : La Troisième voie.

Tony Blair & Gerhard Schröder

C’est en 1999 que les deux compères adoptent le Manifeste pour une « troisième voie ». On en lira quelques extraits ci-dessous.

On sait que la « 3ème voie » fut à l’honneur dans certains cercles fascisants tout au long des années 30. L’Europe « communautaire » étant en panne et de plus en plus massivement rejetée, nos deux fleurons de la gouvernance moderne ont prétendu tracer la feuille de route des gouvernements de « l’Union », jusqu’à l’horizon 2020.

« Les sociaux-démocrates sont au pouvoir dans presque tous les pays de l’Union Européenne.

( … ) Nos politiques publiques doivent être conçues dans un nouveau cadre économique, adapté aux réalités d’aujourd’hui, avec une règle d’or : le gouvernement doit tout faire pour soutenir les entreprises et ne jamais croire qu’il puisse s’y substituer. Le rôle essentiel des marchés doit être complété et amélioré par l’action publique, mais non pas entravé par elle.

 

En Allemagne comme en Grande Bretagne on voit fleurir les emplois précaires, mini jobs ou contrats zéro heure.

Les gouvernements successifs, de « droite » de « gauche » ou de « grande coalition » appliquent tous le même programme.

De nouveaux programmes pour des réalités différentes

Nos idées ne devraient jamais devenir un carcan idéologique pour nous, gens de gauche. ( … ) Occuper le même emploi toute sa vie n’est plus concevable.

( … ) Le poids de la dépense publique sur le P.I.B. a atteint les limites de l’acceptable.

( … ) Les systèmes de sécurité sociale ont besoin d’être rénovés

( … ) Nous voulons une société qui met à l’honneur ses chefs d’entreprise, comme elle le fait pour les artistes et les footballeurs, et qui revalorise la créativité dans tous les domaines de la vie.

Nous partageons la conviction que les conflits traditionnels du travail doivent être surmontés. Par dessus tout, cela signifie qu’il faut renouer des liens entre l’esprit de communauté et la solidarité, le partenariat et le dialogue entre tous les groupes sociaux. Cela signifie aussi qu’il faut adopter un nouveau consensus sur le changement et les réformes. Nous voulons que tous les groupes sociaux partagent notre engagement réciproque exprimé par cette Déclaration.

Immédiatement après sa prise de fonction, le gouvernement social-démocrate allemand a réuni autour d’une même table les représentants du monde politique, du patronat, des syndicats de salariés afin de forger une Alliance pour l’Emploi, la Formation et la Compétitivité des entreprises.

Nous soutenons les syndicats qui protègent les droits des salariés contre les comportements arbitraires et qui coopèrent avec les employeurs pour conduire les changements nécessaires et pour favoriser la prospérité durable.

En Europe, dans le cadre du Pacte Européen pour l’emploi, nous nous efforcerons de poursuivre un dialogue fructueux avec les partenaires sociaux qui soutiennent les changements économiques indispensables, sans chercher à les entraver.

III- Une nouvelle politique de l’offre pour la Gauche …

Les entreprises doivent avoir suffisamment de marges de manœuvre pour agir et pour profiter des occasions qui se présentent : elles ne doivent pas être entravées par trop de règles.

Les marchés du travail, du capital et des biens doivent tous être flexibles : il n’est pas possible de s’accommoder de rigidité dans un secteur de l’économie et d’ouverture et de dynamisme dans un autre secteur.

L’adaptabilité et la flexibilité sont des avantages de plus en plus rentables dans une économie basée sur la connaissance

 

Autogestion ? Cogestion ? codécision ?

Du vent !

Leur « modèle » allemand – la sacro-sainte cogestion – a ses limites. A l’appel de leur syndicat, les métallos sont en grève pour travailler moins et gagner plus. Un modèle assurément pour tous les travailleurs.

( … ) Les rigidités de tous ordres et la sur-réglementation entravent la pleine réussite de cette économie du savoir. Elles ont pour conséquence de réduire le potentiel d’innovation qui favorise la croissance et crée l’emploi. Nous devons être toujours plus souples, pas le contraire.

Pour parvenir au plein emploi durable, les salariés doivent accepter les variations de la demande. La formation continue est à repenser et à améliorer afin de faciliter ultérieurement l’adaptabilité et l’employabilité.

( … ) C’est dans cet esprit que les gouvernants allemands ont entrepris la réforme du système de santé et d’assurance vieillesse. En Grande-Bretagne, la même philosophie inspire l’introduction des fonds de pensions dans le régime des retraites et la réforme des allocations pour invalidité.

Les périodes de chômage, dans une économie où il n’existe plus d’emploi à vie, doivent être l’occasion de renforcer ses qualifications et d’entretenir son développement personnel. Le travail à temps partiel et les bas salaires valent mieux que le chômage parce qu’ils sont une passerelle vers des emplois stables et mieux payés.

( … ) Faisons de la Troisième Voie et du Nouveau Centre la nouvelle espérance de l’Europe ».

Ces orientations sont celles de notre gouvernement. Elles conduiraient, si elles devaient s’appliquer aux mêmes

Seule la mobilisation des salariés et de la jeunesse avec leurs syndicats – FO en 1ère ligne – pourra mettre un terme aux projets réactionnaires et liberticides de « nos » gouvernants, si mal élus.

J M 21-01-2018

chaud ! chaud ! chaud !

Mobilisation le 9 octobre 2018

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