Loire Atlantique 11 / 04 / 2019
Huit organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR) appelaient à participer cet après-midi à une nouvelle journée nationale de mobilisation pour défendre le pouvoir d’achat des retraités. Presqu’un millier de personnes ont défilé à Nantes de jeudi 11 avril à partir de 14 h 30 de la place Royale à la Préfecture.
Ils réclament notamment « le rétablissement de l’ISF, une augmentation en 2019 et 2020 et une revalorisation de toutes les pensions du même pourcentage que l’évolution des salaires, le rattrapage des pertes subies depuis 2014, l’établissement d’un minimum de pension à hauteur du SMIC pour une carrière complète, le maintien et l’amélioration des pensions de réversion, la prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale et l’ouverture d’un droit universel dans le cadre d’un grand service public de l’aide à l’autonomie ».

Les retraités ont manifesté dans plusieurs villes, ici à Rennes, jeudi 11 avril 2019.© THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE
Les retraités sont descendus dans la rue, ce jeudi 11 avril 2019, pour la septième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, en mai 2017.
À l’appel de neuf organisations et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA), ils ont défilé pour demander une revalorisation des pensions, la suppression de la hausse de la CSG pour tous les retraités, une « prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la Sécurité sociale » ou encore l’instauration d’une pension minimum équivalente au Smic.
A Rennes, ils étaient environ 300 à arpenter le pavé pour ce « printemps des retraites ». En plus des revendications nationales, les manifestants rennais ont également dénoncé « la casse des services publics ».
A Saint-Nazaire, plus de 400 retraités ont répondu à l’appel de l’intersyndicale pour dire non à une retraite par points.
À Marseille, entre un millier de personnes, selon l’AFP, et 3 000 selon les organisateurs, ont défilé dans le calme derrière une banderole proclamant « la pension des retraités n’est pas une allocation familiale mais un droit acquis par le travail ».
À Bordeaux, la préfecture a recensé 900 manifestants. Dans le cortège étaient présents quelques Gilets jaunes. Graziella Danguy (FSU), elle, est venue dénoncer « l’appauvrissement général des retraités » : « Ce gouvernement ne cesse de baisser le pouvoir d’achat, […] les retraités sont obligés d’en appeler à leurs enfants ou à d’autres ».
Dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2019, l’exécutif avait décidé de limiter à 0,3 % la revalorisation des retraites en janvier, bien en deçà de l’inflation qui s’est établie à 1,8 % en 2018. Et attisé la colère d’une population déjà échaudée par la hausse de la CSG et un quasi-gel des pensions depuis 2013.
Jeudi matin sur LCI, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a redit qu’une réindexation des petites retraites sur l’inflation était « sur la table » comme une des réponses possibles au grand débat.
Mais « nous ne voulons pas que les pouvoirs publics jouent la division », avait prévenu Didier Hotte (FO) en début de semaine.
En ne traitant « pas tout le monde de la même façon », le gouvernement « remet en cause le principe de nos systèmes de retraite solidaires par répartition, dans lequel le fait de cotiser donne droit à une pension et une revalorisation », selon l’intersyndicale.
En pleine crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron avait annoncé en décembre une baisse du taux de CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois tous revenus confondus.
Pas assez pour « le groupe des 9 », qui prévoit de se réunir le 18 avril pour décider des « prolongements utiles » à la mobilisation de ce jeudi 11 avril.
Source: Ouest-France