>À la une

France 21 / 07 / 2016

Loi Travail : une loi entachée de son caractère antidémocratique

Loi Travail : une loi entachée de son caractère antidémocratique

FO dénonce l’adoption de la loi Travail par le recours, une nouvelle fois, à l’article 49.3 de la constitution permettant de passer outre le débat et le vote de l’assemblée nationale.

FO estime, qui plus est, que le contexte lié aux attentats et le débat en cours au parlement sur la prolongation de l’état d’urgence auraient dû amener le gouvernement, par souci de respect démocratique, à suspendre le processus d’adoption de ce projet qui bouleverse l’architecture de la négociation collective établie de longue date – en supprimant notamment le principe de faveur instauré par le Front populaire en 1936, et qui comporte des dispositions portant atteinte aux droits des salariés en matière de salaire, de licenciement ou encore de médecine du travail.

FO affirme que ce projet de loi est et demeurera entaché de son caractère antidémocratique.

Il a ainsi été présenté par le gouvernement en violation de l’article 1 du code du travail l’obligeant à soumettre un tel projet à une concertation et à une éventuelle négociation des interlocuteurs sociaux.

Il aura fallu aussi que les confédérations syndicales interviennent pour que la liberté de manifester soit respectée.

Alors que ce conflit dure depuis le mois d’avril, le gouvernement est resté systématiquement sourd à plusieurs propositions faites par FO qui pouvaient permettre « une sortie par le haut ».

Seule la très forte mobilisation, qui a vu des centaines de milliers de salariés manifester à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois malgré le contexte lié aux attentats et à l’état d’urgence, a contraint le gouvernement à quelques reculs.

FO réaffirme en conséquence sa détermination à combattre ce projet afin de rétablir les droits de la négociation collective et le sens du progrès social.

À lire également

49-3 ! 49-3 ! 49-3 ! à 3 reprises.

DEMOCRATIE, où es-tu ?

DEMOCRATIE, disparue !

Loi Travail : le parcours parlementaire touche à sa fin, la mobilisation continue

Dernier acte ? Certainement pas. Si le parcours parlementaire de la loi Travail devrait selon toute probabilité s’achever d’ici le mercredi 20 juillet 2016 par un troisième recours du gouvernement à l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter sa réforme du Code du travail sans vote des députés, l’opposition à celle-ci de la majorité des organisations syndicales et de la population reste entière.

Le texte du projet de loi Travail arrive en lecture définitive ce jour à l’Assemblée nationale. Le texte est celui qui a été « considéré comme adopté par l’Assemblée nationale en application de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution, le 6 juillet 2016 », le Sénat l’ayant, en deuxième lecture, rejeté sans aucun amendement.

Le gouvernement devrait sans doute, encore une fois, engager sa responsabilité, en utilisant le 49.3. Une motion de censure semblant exclue, le projet de loi sera considéré comme définitivement adopté 24 heures après, soit le jeudi 21 juillet après-midi.

La loi devrait être promulguée « fin juillet –début août » selon les plans du gouvernement.

Du retrait à l’abrogation, rendez-vous le 15 septembre

Mais rien n’est réglé pour autant. Selon les derniers sondages sept Français sur dix restent opposés à la Loi Travail, une proportion qui n’a pas varié depuis la présentation du projet de loi il y a cinq mois. Ils sont autant à condamner le recours au 49-3 et pas moins de 55% considèrent que les organisations syndicales ont « raison de poursuivre leur action ».

Dès le 8 juillet, la confédération FO et les six autres organisations syndicales opposées à la loi Travail (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) ont, dans un communiqué commun, donné « rendez-vous à l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es pour une journée d’actions et d’initiatives le 15 septembre pour obtenir l’abrogation de la loi Travail (… ) ». Les sept organisations se rencontreront dès le 31 août pour faire le point.

Et possible saisine du Conseil constitutionnel

Qui plus est, le processus législatif n’est pas clos. Pas moins de 127 mesures contenues dans la loi nécessitent des décrets d’application qui devront faire l’objet de consultations obligatoires (auprès de la commission de la négociation collective notamment) et passer devant le Conseil d’Etat.

Cela va de fait imposer un délai entre l’adoption et l’application effective de la loi, que les organisations syndicales pourraient mettre à profit pour convaincre un groupe parlementaire de saisir le Conseil constitutionnel.

chaud ! chaud ! chaud !

leurs revendications concernent la réforme des retraites: Appel à la grève dès le 5 décembre

>Suite

Calendrier de l’UD : cliquez sur les jours

<< Mai 2026 >>
lmmjvsd
27 28 29 30 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31