>Histoire

24 / 12 / 2024

« L’espérance ».

Dix ans après la funeste contre-réforme, le « hold-up « (Marc Blondel) CFDT-Juppé contre la sécu, trois illustres mousquetaires repartent en croisade. C’est bien sûr le Monde qui publie le 24 décembre 2004, ce fragment de mini encyclique sociale. 

Nos élites – il s’agit cette fois de Juppé, Delors et Rocard –  ne revendiquaient ici aucun pacte, ni « républicain », ni « social », ni « réconciliation », ni « concorde ».Comme quoi, leur marge de progression était bien réelle.

Ces trois-là, comme feu le sieur Grouès, étaient très préoccupés par le sort des pauvres et plus encore des très pauvres. Il y en avait déjà beaucoup. C’est surtout à Noël qu’on pense à eux, très fort. Malheureusement, il n’y a qu’un Noël tous les 365 jours ¼. Il ne s’agit pas de louper le coche.

Certains affirment que leur politique commune qui s’applique depuis la « parenthèse » de la rigueur a eu pour effet de multiplier, comme des petits pains, les pauvres, les très pauvres et les exclus. 

Consolation, ça donne des petits boulots aux associations charitables et autres corps intermédiaires qui ont parfois le mauvais goût de se plaindre de ne plus savoir où donner de la tête, ce qui fait ricaner les malfaisants.

JM. 24 décembre 2024.

« Noël dans la crise : un rendez-vous pour l’espérance. (Extraits).

Au moment où le monde entier se trouve engagé dans une crise économique qui frappera en priorité les plus démunis, et dont personne ne peut mesurer la durée et la gravité, Noël demeure une espérance (*).

La naissance du Christ parmi les plus pauvres, autant dire presque dans la rue, mais aussi de nombreux textes bibliques et écrits sociaux des Eglises chrétiennes, nous renvoient à des références éthiques essentielles pour affronter la crise. La pensée sociale chrétienne qui s’appuie sur ces références n’est pas une alternative à un quelconque système économique, mais un socle de réflexion qui a vocation à inspirer tout mode d’organisation durable de la société.

Ce socle repose sur deux priorités : celle de l’homme sur l’économie, l’économie est au service de l’homme et non l’inverse, et celle des pauvres sur les privilégiés, l’équité condamne une trop grande inégalité entre les revenus. Ces deux priorités définissent les six piliers fondateurs de la pensée sociale chrétienne : la destination universelle des biens (la propriété privée est légitime si son détenteur en communique aussi les bienfaits à ceux qui en ont besoin), l’option préférentielle pour les pauvres, le combat pour la justice et la dignité, le devoir de solidarité, le bien commun (**) et le principe de subsidiarité (faire confiance à ceux qui se trouvent au plus près du terrain pour résoudre ensemble leurs difficultés) ».

Passons sur les commentaires pourtant enrichissants concernant saint Ambroise. « ( … ) Les chrétiens ne condamnent pas l’économie de marché sous toutes ses formes. Ils rappellent  … que ce type d’économie ne peut fonctionner que dans des sociétés basées sur les valeurs morales que sont le respect des autres et une certaine sobriété dans l’usage des biens matériels.

INDISPENSABLE RÉGULATION

Il s’agit donc de ne récuser ni le profit ni les investisseurs qui prennent des risques dans l’entreprise, mais d’appeler à une indispensable régulation de leur fonctionnement par les autorités publiques et par l’action de corps intermédiaires, tels que les organisations non gouvernementales et les syndicats, notamment.

( … ) La célébration de Noël invite à réactualiser le sens que nous donnons à l’économie et à choisir la voie de la solidarité. Cela devient plus qu’urgent. Impératif ».

Tout ceci avec le soutien moral, ça compte ! de François Bayrou qui va tenter, n’en doutons pas, de « réactualiser ». Mais avec qui ?

Bientôt vingt ans. Bon anniversaire !

Mai 2005 : Le NON l’emporte largement. Un NON cinglant aux trois mousquetaires. Ce sera OUI quand même. N’était-ce pas l’occasion rêvée de dissoudre le « peuple » pour en élire un autre ?

Comme en 1969, l’UD CGT-FO de Loire-Atlantique avait appelé à voter NON et avait bien fait. 

C’est toujours NON. Et tant pis pour la sacro-sainte « stabilité » des institutions du coup d’état permanent.

Notons qu’un récent sondage indique que la majorité des français souhaite en finir avec la Vème république … et ses nostalgiques de l’Ancien Régime tous, entièrement dévoués au service du Capital.

* ou, selon les préférences, « le cap de l’espérance » selon les propos très politiques du président de la Vème république le 7 décembre 2024. Notre prédicateur y fait l’éloge de Saint-Louis, de Louis XIII et Louis XIV (mais rien sur Louis XVI), de Napoléon qui « sut si bien incarner l’ordre ».

** « Il est fort possible que la prise en compte du bien commun demande des sacrifices à chacun ». Source : déclaration de la conférence des évêques, octobre 2011. Humour noir jésuite.

Certains capitalistes, adeptes du « capitalisme inclusif », (comme les « responsables » de la Confédération syndicale internationale), organisent des « nuits du bien commun » et même, des « apéros du bien commun ». C’est le job de Gonzague Marie-Michel Lebarbier de Blignières – « j’ai toujours été très engagé dans la philanthropie … », il faut bien le croire, et de son camarade Stanislas Billot de Locher ;  avec le soutien logistique du multi milliardaire Pierre-Edouard Stérin, un homme de bien, soucieux lui aussi, des malheurs des gens de peu, pourvu qu’ils soient bien de chez nous.

Une expérience enrichissante.

JM. 23 décembre 2024.

chaud ! chaud ! chaud !

leurs revendications concernent la réforme des retraites: Appel à la grève dès le 5 décembre

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