Loire Atlantique 16 / 05 / 2025
« Combien de drames faudra-t-il pour que le gouvernement réagisse ? », interroge le syndicat Force ouvrière, qui exige la réouverture des lits d’admission de l’hôpital psychiatrique Epsylan de Blain.
Le mercredi 30 avril, la direction du CHU de Nantes annonçait aux organisations syndicales la création de 25 postes sur le secteur psychiatrique du CHU. Lors de cette annonce, elle a reconnu que l’ARS redistribuait les crédits suite à la très forte diminution de l’activité de l’Epsylan de Blain
, déplore Force Ouvrière. Le syndicat qui dénonce la décision de l’ARS de redistribuer les financements de l’Epsylan et de programmer à plus ou moins long terme sa fermeture
.
L’effondrement de la psychiatrie au niveau national organisé par le gouvernement et ses prédécesseurs, entraînent de nombreux drames, comme au Mans où une patiente a été violée aux Urgences par un autre patient relevant de la psychiatrie
, pointe le syndicat.
Le département de Loire-Atlantique est également très largement sous doté en lit de pédopsychiatrie, puisqu’il y en a 4 fois moins que la moyenne nationale, laissant des jeunes patients en rupture de soins, provoquant des drames comme dans ce lycée nantais, il y a quelques semaines.
FO rappelle qu’en 2023, 123 enfants de moins de 15 ans s’étant présentés aux Urgences pour des idées suicidaires voire des tentatives de suicides n’ont pu être hospitalisés. Combien de drames faudra-t-il pour que le gouvernement réagisse ?
Après avoir annoncé 40 milliards de coupes budgétaires supplémentaires pour 2026, Matignon a envoyé une directive aux ARS et aux directions d’établissements afin de resserrer le pilotage budgétaire sur les achats et le personnel. En d’autres termes, alors qu’il faudrait des moyens, des embauches massives et la réouverture de lits, le gouvernement continue de saccager l’hôpital.
Le GD FO SPS 44 exige des garanties sur le devenir des collègues de l’Epsylan et sur le maintien et la réouverture totale de cet établissement.
source: ouest-france