Loire Atlantique 15 / 06 / 2015
Le numéro un de la CGT plaide pour le développement d’un dialogue social par filières de production.
Une intervention liminaire très courte, puis une parole plus libre que d’ordinaire. Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a pris vendredi de la distance avec la langue de bois qu’il pratique depuis son arrivée à la tête de la CGT, en février. Le syndicaliste, qui planchait devant les membres de l’association Réalités du dialogue social, composée de syndicalistes et de responsables d’entreprise, est pour la première fois sorti de sa réserve.
Le cégétiste a bien sûr rappelé l’opposition de son organisation à la loi Macron et à la réforme du dialogue social. Mais il a aussi souligné qu’ « une entreprise qui marche bien est une entreprise qui n’a pas de conflits, où on s’écoute les uns les autres », et expliqué qu’il ne se « lève pas tous les matins en [se] demandant combien de grèves on va faire aujourd’hui ». S’il a réaffirmé qu’il « y a nécessité que la loi fasse loi alors qu’aujourd’hui c’est l’exception qui fait la règle », Philippe Martinez s’est déclaré « d’accord, à chaque fois que c’est nécessaire, pour que les salariés puissent donner leur avis sur un accord d’entreprise, mais à condition qu’ils se décident en toute liberté ».
Il a aussi affirmé que, « certainement, il faut réduire le nombre [de conventions collectives] ». Il a plaidé pour le développement d’un nouveau lieu de dialogue social, par filières et pas seulement par branches. « Il y a besoin de plus d’efforts des grands groupes », a-t-il expliqué, soulignant un « besoin de mutualisation » entre donneurs d’ordre et sous-traitants.
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