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Loire Atlantique 20 / 05 / 2015

Intervention du snfolc 44, le 19 mai, Nantes

Nous ne sommes :

1- ni pseudo-intellectuels !

2- ni schizophrènes !

3- ni dupes des tentatives de récupération de ceux qui hier (à commencer par L. Chatel) ont initié ces réformes;

4- ni dupes de l’amalgame opposition à la réforme et conservatisme.

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Nous sommes unis pour défendre les disciplines, les horaires et programmes nationaux, nos conditions de travail, notre statut national, pour défendre une école qui transmette les connaissances.

Nous sommes unis contre ce projet de réforme qui organise :

– l’autonomie accrue des établissements, sur 20% des horaires par le biais des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) : plus de 5000 collèges différents : c’est forcément la concurrence organisée et les inégalités accrues ;

– la perte pour les élèves de l’équivalent d’une demi-année d’enseignement disciplinaire (hors options) sur les 4 années de collège, et des programmes modulables ;

– la suppression des classes bilangues et européennes : 1 200 postes sont en jeu ;

– la disparition programmée des langues anciennes, la globalisation des horaires scientifiques en 6ème

Et je passe sous silence le scandale de l’AP à classe entière que l’on tente de faire passer pour de l’aide individualisée !

Luc Châtel, hier, sur Europe, affirmait comme point totalement positif de la réforme étaient l’autonomie laissée à l’établissement de 20% du volume horaire. Dans sa logique, il a totalement raison ? Il avait rêvé de le faire ! Aujourd’hui  le projet va au-delà de son rêve ! On va pouvoir occuper les profs non pas à enseigner mais à monter des projets définis localement. C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre les réformes de nos obligations de services et des IMP qui pour faire vite vont nous faire travailler beaucoup plus pour un salaire qui n’arrête pas réellement de baisser ! Pour FO les choses sont claires. Nous continuons de demander l’abrogation de ces décrets qui vont entrer en vigueur à la rentrée 2015.

Pour conclure. Pourquoi toutes ces réformes ?

Alors que le ministère de l’Éducation nationale affiche une hausse des dépenses par collégien, les chiffres de son propre tableau de bord sont formels: depuis 4 ans, les dépenses par élève du collège et plus globalement de tout le second degré ont connu une chute sans précédent. Moins 10% pour un élève de lycée général et technologique, moins 6% pour un collégien.

Toutes les réformes de l’EN ne sont motivés que par l’obsession de la diminution des déficit publics !

Aujourd’hui 19 mai nous sommes en grève à l’appel commun des organisations syndicales SNFOLC, SNETAA-FO, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, CGT Educ’action et SUD Éducation pour demander une seule chose Mme la ministre : Vous devez retirer votre projet.

En ne répondant pas à notre demande et en n’ouvrant pas des discussions sur d’autres bases, Vous porteriez la responsabilité de l’aggravation du conflit.

La dépense moyenne par collégien au plus bas depuis 15 ans

Alors que le ministère de l’Éducation nationale affiche une hausse des dépenses par collégien, les chiffres de son tableau de bord sont formels, si tant est qu’on les harmonise en tenant compte des chiffres de l’inflation de l’INSEE : depuis 4 ans, les dépenses par élève du collège et plus globalement de tout le second degré ont connu une chute sans précédent. Moins 10% pour un élève de lycée général et technologique, moins 6% pour un collégien. A l’opposé des tendances présentées par le service des statistiques du ministère.

« Ce n’est pas de l’austérité », répète à l’envi le gouvernement. Et pourtant… Chaque année depuis 1998, le ministère de l’Éducation nationale édite un document de synthèse sur l’évolution des grands chiffres de l’éducation. La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) est chargée de produire cette publication qui « actualise les principaux chiffres-clés décrivant les caractéristiques et les tendances du système éducatif français. ».

7% de baisse en 4 ans pour l’ensemble du second degré

Que montrent ces synthèses sur une quinzaine d’années outre le fait, notable, qu’elles considèrent l’éducation comme un« coût » ? Que la dépense moyenne par élève (ramenée en euros constants 2014) a chuté de 7% ces 4 dernières années entre l’année scolaire 2010-2011 et 2013-2014. Cette baisse est de 6% au collège et de 10% pour les lycées d’enseignement général et technologique. Pour tout le second degré (collège et lycées), le niveau de dépense moyen par élève est au plus bas depuis qu’il est référencé en 2006.

 

Pour Jacques Paris du Syndicat National FO des Lycées et Collèges (SNFOLC ), « avec la chute du nombre d’enseignants, l’augmentation du nombre d’élèves par classes et du nombre global d’élèves ces dernières années, ces chiffres ne constituent pas une surprise ». Pourtant, à lire les synthèses annuelles d’une année à l’autre, nulle trace de recul…

Une erreur des services statistiques du ministère de l’Éducation nationale ?

En effet, chaque année, le montant des dépenses indiqué est comparé avec celui d’une année antérieure, comme suit :

Cet extrait de la dernière mouture de « L’éducation nationale en chiffres » indique ainsi qu’en 2013 la dépense par collégien a augmenté de près de 500 euros entre 2006 et 2013. D’après le ministère, un collégien « coûte » en 2006, 7750 euros (en euros 2013).

Or le document de 2006, issu de la même direction du ministère, indiquait que le montant de la dépense par collégien était alors de 7960 euros. Au vu de l’inflation entre 2006 et 2013, de l’ordre de 11%, l’un de ces chiffres est nécessairement erroné.

Si l’on applique l’inflation mesurée par l’Insee (ce qu’a par ailleurs fait la DEPP elle-même dans ses précédentes comparaisons jusqu’en 2003), alors la dépense moyenne par collégien de 7960 euros en 2006 correspond, en 2013, à 8863 euros. Soit 1100 euros de plus que montant indiqué pour 2006 dans le document de synthèse de 2013. Résultat : au lieu des 500 euros de plus annoncés par le ministère, on a en réalité une baisse de 600 euros en 2013-2014 par rapport à l’année scolaire 2006-2007.

Le ministère, tout à la défense de sa réforme n’a pas pris le temps de répondre aux questions que nous lui avons soumises. Notamment celle sur le mode de calcul qui a permis de transformer le montant des dépenses indiqué en 2006 et, ainsi, par un coup de baguette magique, de transformer une baisse des dépenses d’éducation en une hausse.

chaud ! chaud ! chaud !

leurs revendications concernent la réforme des retraites: Appel à la grève dès le 5 décembre

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