« Le Medef veut une refondation du dialogue social, ce qu’il n’avait pas réussi à faire en 2000, dénonçait Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Secrétaire confédérale chargée de la négociation collective, à l’issue de la première séance de négociation sur ce thème. C’est un point de blocage car, pour nous, la hiérarchie des normes est fondamentale. » Les trois axes définis fin juillet par le document d’orientation du ministre du Travail (la représentation des salariés et les IRP ; les obligations de consultation et de négociation ; les parcours syndicaux) ne semblent pas prioritaires pour le patronat.
Dans un document qu’il considère comme la base de la discussion, il présente la loi comme un frein au dialogue social et veut en faire une modalité dérogatoire, la norme s’établissant à l’échelle de l’entreprise.
FO demande la suppression des seuils
« Il n’est pas question de se substituer à la loi ni de fragiliser les salariés, alors que 63 % des entreprises n’ont pas d’institutions représentatives du personnel », ajoute Marie-Alice Medeuf- Andrieu. Si la question des seuils sociaux n’a pas été abordée de front, FO a demandé leur suppression pour que tous les salariés aient des droits, y compris dans les TPE.
Les prochaines réunions sont fixées au 30 octobre, 13 et 21 novembre et 4 et 11 décembre. Des réunions bilatérales sont aussi prévues, le 16 octobre pour FO.
