10 / 06 / 2019
Ces organisations syndicales ont « exigé l’ouverture de négociation sur les services d’urgences« , mais aussi plus largement sur « l’augmentation des effectifs (et) des salaires » et « l’abandon des projets de loi » sur la santé et la fonction publique.
« Nous attendons une réponse dans un délai de 48 heures », indiquent-elles, tout en appelant « d’ores et déjà sans attendre (cette) hypothétique réponse » à « élever le rapport de force pour faire gagner les revendications des salariés ».
La date du mardi 11 juin s’ajoute donc à celle du jeudi 6 juin, choisie par le collectif Inter-Urgences, qui prévoit également une manifestation en direction du ministère.
Selon ce collectif, 84 services d’urgences sont touchés par un mouvement de grève pour l’arrêt des fermetures de lits, une hausse des rémunérations de 300 euros net et une augmentation des effectifs.
Jeudi, environ 200 personnels des services d’urgence se sont rassemblés place Montparnasse, à l’appel du collectif Inter-Urgences soutenu par les syndicats CGT, SUD et FO et l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Une délégation composée de membres du collectif et des syndicats a ensuite été reçue par le directeur adjoint du cabinet de la ministre qui ne leur a « pas apporté d’autres réponses. »
Lors d’une visite aux urgentistes réunis en congrès à Paris, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis jeudi une « stratégie d’ensemble » pour refonder le secteur.
Sans satisfaire les personnels qui ont manifesté à Paris.