30 / 03 / 2021
La Confédération Force Ouvrière a fait part ce jour de sa solidarité avec les confédérations syndicales de Belgique à l’origine de l’appel à la grève nationale pour des hausses salariales – et notamment du salaire minimum et des bas salaires. La FGTB et la CSC contestent en particulier la fixation d’un plafond de 0,4% pour les hausses de salaires.
Avec les organisations syndicales de Belgique, FO considère que « les salaires ne sont pas l’ennemi de l’emploi bien au contraire » !
Ci-dessous l’article de la FGTB
Les négociations sur les augmentations de salaire pour les deux prochaines années sont au point mort. Le monde patronal s’accroche à la marge maximale de 0.4%, en s’appuyant sur la loi de ’96
C’est inacceptable. Une augmentation salariale de 0,4%, c’est à peine 6 euros bruts par mois pour les salaires les plus bas. Et seulement 9 euros bruts par mois pour les travailleurs et travailleuses des métiers dits « essentiels ». Après les applaudissements, la gifle.
Cette marge, et la loi sur la norme salariale, doivent être revues. La crise que nous traversons n’a pas affecté toutes les entreprises de la même manière. Certaines – notamment grâce à la flexibilité de leur personnel – ont continué à engranger de plantureux bénéfices.
Nous continuons également d’exiger des salaires minimums plus élevés. Cela peut se faire via un fonds de solidarité auquel les employeurs contribuent. Une contribution de, par exemple, 0,2% de la masse salariale (dans un premier temps) permettrait d’augmenter les salaires les plus bas de 1 euro de l’heure.
Par ailleurs, les employeurs tentent d’exercer un chantage, en liant le dossier de l’AIP à celui de l’enveloppe bien-être, qui doit servir à augmenter les allocations les plus basses. Ce dossier devait déjà être réglé pour le 15 septembre de l’année dernière. Ce que les employeurs ont refusé.
La FGTB appelle donc à une journée de grève interprofessionnelle, ce jeudi 29 mars.