>Histoire

13 / 09 / 2025

Grande-Bretagne, 1939-1945 : « En guerre et en grève » (19).

L’historienne Ariane Mak a enquêté sur la situation des mineurs pendant la seconde guerre mondiale.
Ses travaux mettent en évidence ce fait majeur : le gouvernement de coalition travaillistes-capitalistes a été incapable de faire respecter sa législation anti ouvrière, anti grève.
« Il n’y avait pas de grève pendant la guerre ! Ce livre défie l’idée, solidement ancrée dans les représentations de la Seconde Guerre mondiale, d’une suspension des conflits sociaux au nom de la nécessaire unité nationale. De 1939 à 1945, le Royaume-Uni connaît plus de 7000 grèves, la plupart dans l’industrie charbonnière  … »
Toujours au centre des revendications, la question des salaires, du salaire minimum et des cadences infernales.

Il y a beaucoup d’enseignements à tirer de cet excellent ouvrage

« Vastes soulèvements … »

L’auteure écrit : « pour les seules années 1940-1944, ce sont 7455 grèves qui sont répertoriées, impliquant près de 2,5 millions de travailleurs et plus de 9 millions de journées de travail « perdues ».
Malgré une économie de guerre tout entière conditionnée par la production de charbon, l’industrie minière est le 1 er secteur en grève, loin devant les industries mécaniques et de manière bien plus prononcée que pendant la 1 ère guerre mondiale … grèves culminant lors des vastes soulèvements de
l’hiver 1944 ».

Elle note fort justement : « ( … ) Ces grèves non officielles, voire pleinement sauvages battent en brèche la politique de coopération des forces syndicales à l’effort de guerre ».
Evidemment, les grévistes sont l’objet de vastes campagnes de calomnies – la bonne presse domestiquée se déchaine – et, malgré « la politique de coopération de leurs syndicats, malgré une législation de guerre criminalisant les grévistes à travers le décret 1305 » les grévistes tiennent bon ce qui leur permet d’arracher « l’établissement d’un salaire minimum national ».

« Des grèves illégales ».

Le décret 1305.

« Promulgué le 18 juillet 1940 par le ministère du travail, il interdit de facto grèves et lock-out (article 4 du décret) durant la période d’urgence et en fait même un délit pénal passible d’amendes et d’emprisonnement », peine d’emprisonnement qui peut atteindre deux ans.
Pour compléter le dispositif, le ministre du travail instaure « une nouvelle procédure de règlement des litiges qui comprend en dernière instance, un arbitrage obligatoire imposé aux deux parties  ». Il s’agit évidemment de tenter de « museler les revendications salariales ».
C’est sous la férule d’Ernest Bevin que s’appliquent ces dispositions anti ouvrières. Bevin était alors le principal dirigeant syndical du pays. « Très apprécié de Winston Churchill, Ernest Bevin est invité à rejoindre le Cabinet de guerre », ce qu’il fait (1).
Du sang, des larmes, des salaires bloqués, l’interdiction de quitter la mine pour un autre travail, la remise en cause des accords collectifs, tel est son programme de guerre sociale.
C’est donc sous sa « férule » que Churchill  « le plus fourbe de tous » selon les grévistes – obtient « le soutien officiel et inconditionnel des syndicats à l’effort de guerre et aux mesures que le gouvernement jugerait nécessaire à la victoire ».
Notons que le décret liberticide 1305 est reconduit jusqu’en 1951.

Résistance ouvrière.

Il y a les plans capitalistes et il y a la réalité des rapports des forces entre les classes.

Ariane Mak explique :
« Pour le ministre du travail Ernest Bevin, l’interdiction des grèves vise essentiellement à « frapper l’esprit des travailleurs », les autorités comptant sur le caractère dissuasif des sanctions pénales instituées par le décret 1305. La correspondance interne du ministère du Travail révèle que les poursuites n’ont pas à l’origine vocation à être mise en œuvre, à l’exception de cas restreints, ceux des « grèves menées par une petite minorité d’éléments subversifs à des fins malveillantes » « Il faut éviter à tout prix « au gouvernement et aux tribunaux de se retrouver en opposition directe
avec la base des travailleurs » … il est nécessaire « de ne pas dévoiler l’impuissance du gouvernement à faire appliquer l’interdiction des arrêts de travail ».

Les relais « syndicaux » de Bevin.

Si la répression de l’appareil d’état s’avère déficiente, il se trouve des sections syndicales locales particulièrement zélées :

« Certains syndicats miniers font du décret 1305 un instrument de mise au pas de leurs propres adhérents, se montrant même plus intransigeants dans la répression des grévistes que les autorités … (Certains) « syndicats » proposent d’ « assister le ministère en offrant des renseignements sur ses
adhérents … » Mais d’autres responsables locaux tiennent bon. Certains sont suspendus de leurs fonctions syndicales surtout lorsqu’ils appellent à la solidarité ouvrière des puits voisins et qu’ils sont entendus.

En Ecosse, des militants éditent leur propre journal de grève, le militant miner (en décembre 1943, neuf numéros parus) ; publication « résolument opposée à la guerre impérialiste » et « rejetant la pilule amère de la rhétorique d’union nationale ».

Ernest Bevin. Ministre du Travail … mais pas seulement. « Utilisez-moi mieux ! » aurait-il pu dire à ses employeurs capitalistes …

Il est aussi membre du Conseil privé du Royaume-Uni qui tire ses origines de la  Curia regis  (Cour du roi) en place au Moyen-âge en Angleterre Ce conseil, formé de nobles et d’ecclésiastiques, avait pour but de conseiller le roi sur des sujets touchant la justice, l’administration et la législation, afin que celui-ci prenne des décisions éclairées..

Le Maitron note : « lorsque Churchill devient Premier ministre, Bevin accepte le portefeuille du Travail. Il réussit pleinement à ce poste qu’il détient jusqu’au mois de mai 1945 ».

« Défier la loi, tenir la grève ».

Ariane Mak décrit longuement la grève de trois semaines » de Betteshanger qui se déroule en janvier 1942 ; 1620 grévistes sur les 1790 ouvriers. De cette guerre des classes, ce sont les ouvriers grévistes qui l’emportent. Les sanctions pénales ne sont pas appliquées. Les dirigeants syndicaux locaux sont libérés. Les amendes ne sont pas payées … sauf par neuf grévistes qui demanderont à être remboursés, jusqu’en 1950, mais en vain.
Churchill et son collaborateur Bevin sont battus. C’est un encouragement pour toute la classe ouvrière résistante qui a obtenu le « pardon du roi Georges VI » ; un pardon qui a certainement suscité quelques commentaires amusés.

Pourtant tout avait été mis en œuvre pour faire plier les grévistes accusés « d’anti patriotisme », voire d’être des agents de la « Vème colonne » ; une calomnie véhiculée par le petit parti stalinien dont la presse  capitaliste relayait avec délectation les injures et menaces (2).

Le Daily Telegraph s’indignait : « ( … ) Comment est-il possible qu’à un moment comme celui-ci, un groupe (sic !) d’ouvriers puisse défier de façon aussi nette une interdiction légale et dans un mépris absolu pour les besoins du pays ? C’est de l’anarchie pure et simple ».

C’est non seulement possible mais absolument nécessaire.

« Quelques mois après Betteshanger, les autorités britanniques sont confrontées en mai et juin 1942 à une vague de grèves qui touche 181 houillères et mobilisent 94 500 ouvriers de la mine, un soulèvement sans précédent depuis le début de la guerre ». (Grèves conduites) « sans le soutien des instances syndicales … »
La mine devient « un chaudron en pleine ébullition ».

Les représentants de l’ORDRE, notamment ceux qui sont chargés de faire appliquer les sentences arbitrales peuvent être la risée des grévistes. Ainsi, un certain monsieur Charles Daughty avait voulu descendre dans la mine pour se rendre compte lui-même des réalités du travail et, son exploit accompli, mater ces damnés rebelles. Mal lui en a pris. A peine au fond, l’individu s’évanouit. Trop, dur !

Un bon sujet de rigolade à coup sûr ….

Churchill et Staline. Parmi leurs faits d’armes, l’écrasement de la résistance grecque en 1945. Les deux compères sont bien d’accord, la Grèce doit rester sous contrôle de l’ « Occident ». L’armée britannique y expérimente des armes chimiques.

Churchill comme son compère Staline était un chaud partisan de la thèse ignoble « de la responsabilité collective du peuple allemand ». Dès les élections générales de 1945, son parti réactionnaire et raciste est balayé dans les urnes mais, sans qu’il n’ait de rupture véritable de régime.

Le nouveau gouvernement dit « travailliste » doit cependant concéder des  réformes importantes, le NHS, notamment (NHS : le service de santé publique au Royaume Uni).

 Utilisez-nous mieux ! 

Les « autorités », les responsables nationaux soumis s’inquiètent « de la perte d’autorité des délégués « syndicaux » subsidiaires de l’Etat. Sept grèves s’étendent au-delà de dix jours, et une, jusqu’à 23 jours !
Les mineurs ne sont pas sur le terrain des sempiternelles journées d’actions bidon qui épuisent les finances des grévistes, les démoralisent pour finalement sauver la peau des exploiteurs.
La lutte des classes ne s’arrête jamais. « Le Cabinet de guerre redoute un soulèvement général des bassins miniers ».

Il faut dire que les primes à la production que les patrons des mines opposent à l’augmentation des salaires ne font qu’attiser la colère. L’Union sacrée, ça ne marche pas.

Ariane Mak a ce commentaire : « On retrouve l’idée selon laquelle des sacrifices doivent aussi être consentis par les patrons et la conviction que ceux-ci rejettent la faute de l’insuffisante production charbonnière sur les mineurs alors qu’ils sont en réalité plus préoccupés par leur propre
enrichissement que par le bien de la nation ». Conséquence, « fin 1943, la plupart des mineurs et leurs représentants n’envisagent plus rien d’autre que la nationalisation complète de l’industrie ».
La question posée en 1947 sera : nationalisation avec indemnités ? ou … expropriation ?

Bevin met le feu.

En septembre 1943, le ministre du Travail annonce l’envoie dans les mines d’un premier contingent de 50 000 jeunes de 18 à 25 ans pour palier au manque d’effectif. Tout se fait par tirage au sort.

« De fait, au moment même où les premiers Bevin Boys tirés au sort arrivent dans les mines, éclate la grande grève minière de l’hiver 1944. Avec plus de 275 000 mineurs mobilisés entre janvier et mars 1944, il s’agit de la grève la plus massive que connaissent les bassins miniers depuis la grande grève de 1926 … » Le gouvernement d’union nationale peut bien sortir une nouvelle loi liberticide, qui fait de l’ « incitation » à la grève un délit, rien n’y fait. Les 275 000 grévistes se fichent pas mal des discours moralisateurs des « élites ».

Les petits jeunes tirés au sort sont les premiers à se mobiliser. De quoi faire enrager les « co constructeurs de consensus » de l’époque. Bevin postule au titre de chef de meute de ceux-là. Ses diatribes enragées n’on rien à envier aux provocations des staliniens.

Exemple, en avril 1944 :

« J’aimerais dire aux mineurs : vous ne vivez pas en vase clos. Si vous persistez à mener cette politique qui démolit les accords industriels conclus de manière légitime, si vous détruisez les tribunaux d’arbitrage national pour lesquels vous avez travaillé trente ans durant et avez maintenant
obtenu, si vous continuez à renverser vos dirigeants, alors, vous aboutirez à l’anarchie. Et les mineurs ne seront pas les seuls à souffrir, mais l’ensemble de la classe ouvrière. ( … ) Ce qui s’est passé cette semaine dans le Yorkshire est pire que si Hitler avait bombardé Sheffield et coupé nos communications. C’est là une chose absolument tragique de voir qu’en Grande-Bretagne on peut faire plus de mal avec une action irréfléchie et un manque de discipline que ne pourraient le faire nos ennemis ». Bien sûr, toute la presse des domestiques reprend en chœur.

Mais les mineurs en ont vu d’autres.

Voici la réponse amusée des militants du Militant Miner :

« Le gouvernement refuse de payer ! Le patron ? Trop pauvre pour payer !

Le leader syndical, grassement payé ; le mineur, pas assez payé ».

Bevin : « l’ordre, l’ordre, l’ordre … »

Comme son compère ministre de travail de Vichy, l’ex syndicaliste René Belin, Ernest Bevin se range sans état d’âme du côté de l’ordre capitaliste.
Même les plus étourdis auront noté sa passion pour les procédures d’arbitrage obligatoire qui portent en germes, immanquablement, l’interdiction de la grève.

Avec sa Carta del Lavoro (charte du Travail) G. Bottaï, ministre du Travail fasciste et B. Mussolini, son chef de guerre, l’avaient bien compris, pour le plus grand plaisir du Vatican, il leur fallait détruire les syndicats qui résistent à l’intégration à l’Etat. Le fascisme, c’est ça. (Voir encyclique quadragesimo anno, 1931, celle qui bénit l’ORDRE mussolinien).

La résistance ouvrière remporte des succès partiels : un complot selon Bevin.

« Alors qu’en 1938, les mineurs adultes se classaient 81 ème sur près de cent industries en matière de revenus, en octobre 1944, ils sont désormais 14 ème , derrière certains travailleurs des industries d’armement. »
Au printemps 1944, des dizaines de milliers de grévistes n’ont pas cédé aux injonctions des « élites ».
Pourquoi ? Parce qu’ils veulent que les revendications aboutissent ? Pas du tout ! proclame Bevin. Ils seraient manipulés par des « éléments subversifs », des « agitateurs trotskystes », aussi mystérieux qu’inquiétants. Bevin aimait aussi agiter le chaos « anarchiste ».

Il est vrai que quelques militants avaient courageusement rompu avec le bloc stalinien, mais comme le disait le secrétaire d’état à l’Intérieur, Herbert Morrison, « de manière générale, il semble peu probable que (ces militants) puissent atteindre une position qui leur permette d’exercer une véritable influence ». (Intervention au Cabinet de guerre du 19 avril 1944).

Pourtant la dérive sécuritaire se poursuit. Un décret paru le 17 avril 44 porte à cinq années d’emprisonnement le délit de grève. C’est Bevin, toujours lui, qui porte le projet, soutenu par les dirigeants nationaux du TUC. Cerise sur le gâteau de « gauche », les grévistes récalcitrants peuvent
être expédiés à l’armée, pour rééducation. Les piquets de grève même « pacifiques » deviennent illégaux.

Conclusion :

1 / Les mesures répressives ne viennent pas à bout de la résistance ouvrière. 

2 / Les capitalistes comptent sur la collaboration active des « syndicats » qui se comportent en corps intermédiaires, véritables police politique de l’Etat capitaliste.

3 / Pour l’emporter, les classes exploitées doivent s’organiser de façon rigoureusement indépendante de l’Etat et de ses serviteurs divers et ne pas se laisser piéger par la ritournelle de journées d’actions qui démoralisent que ce soit « dans la durée » ou pas. Hier comme aujourd’hui.

(1) En se soumettant à l’union sacrée, Bevin se soumet aussi à l’ensemble de la politique impérialiste et raciste de Churchill, notamment en Inde. Pour mémoire, rappelons que Churchill et ses affidés organisent méthodiquement la répression de la grève générale de 1942 puis cyniquement, une gigantesque famine en Inde, au Bengale notamment, en
1943. La famine, arme de guerre du colonialisme, ce n’est pas nouveau.
Les défaites militaires de l’impérialisme britannique en extrême Orient ne sont pas uniquement la conséquence du déclin de l’Empire. Elles sont aussi, et surtout, le produit de la résistance des colonisés qui veulent se débarrasser une fois pout toute de la domination coloniale, qu’elle soit Britannique, US ou japonaise. Leurs intérêts recoupent très exactement ceux de la classe ouvrière britannique.

(2) Le parti « communiste » stalinisé avait trahi la grande grève générale, dès 1926.

Grévistes en 1926. Le gouvernement prétendait baisser les salaires.

On peut aussi suivre une interview d’Ariane Mak sur : Paroles d’histoire :
https://parolesdhistoire.fr/index.php/2025/07/09/389-a-lecoute-des-grevistes-en-temps-de-guerre-avec-ariane-mak/

Aux Etats-Unis aussi.

« Malgré l’atmosphère générale de patriotisme et de dévouement total à la cause de la guerre, malgré les engagements à ne pas faire la grève pris par les responsables de l’AFL et de la CIO*, de nombreux travailleurs américains, mécontents du gel des salaires – alors que les profits des
entreprises battaient des records – se mirent néanmoins en grève.
Pendant la guerre, il y eut quatorze mille grèves impliquant six millions sept cent mille travailleurs, bien plus que dans n’importe quelle autre période comparable de l’histoire des Etats-Unis.
Pour la seule année 1944, un million de travailleurs se mirent en grève dans les mines, dans les aciéries, dans les industries d’équipement automobile et de transport … » (Source : Howard Zinn, histoire populaire des EU, page 473).
« Sans demande formelle de la part de Roosevelt, nous avons volontairement accepté de donner à notre commandant en chef notre engagement à ne pas recourir à la grève » proclame fièrement le
président du CIO le 17 décembre 1941. Dans un grand élan patriotique, ces « syndicalistes » acceptent le renoncement aux primes du dimanche et des jours fériés. Ils approuvent l’interdiction faite aux salariés de changer de travail pour un meilleur salaire. Et, évidemment, ils acceptent comme Bevin, Belin, Bottaï et beaucoup d’autres ministres capitalistes, les procédures d’arbitrage obligatoire.

Quand pourtant les travailleurs se rebiffent, excédés par l’effronterie des grévistes, ils hurlent encore avec la classe capitaliste : « Il faut tirer dessus comme sur les japs ! ».
A la menace d’envoyer la troupe dans les districts miniers, les « rebelles » répondaient : « On ne peut pas extraire le charbon avec des baïonnettes ! ».
Et malgré tous les obstacles, malgré la répression, en octobre 1943, les grèves devinrent plus fréquentes, et débouchèrent, pas toujours il est vrai, sur des succès revendicatifs.
La résistance ouvrière doit s’organiser au plan international.
Ce processus de regroupement est aujourd’hui engagé, notamment en Grande Bretagne et aux Etats- Unis. Il doit s’amplifier. Il s’exprimera lors du meeting internationaliste contre la guerre, le 5 octobre,
à Paris. Des militants venus de Grande-Bretagne et des USA seront présents, mandatés par leurs camarades.
*« On ne fait pas de politique » prétendaient sans rire les dirigeants AFL et CIO. En réalité, ils menaient une politique bien définie, la pire qui soit, celle de la soumission aux classes dirigeantes va-t-en guerre, celle qui prépare les catastrophes.
Il n’est pas inutile de savoir que la petite secte stalinienne des USA fournit en 1941 à la police de Roosevelt un dossier contre les militants syndicalistes rétifs à l’union sacrée. Sont principalement visés les militants membres du parti socialiste des travailleurs (SWP).
La police politique du Kremlin donne ce conseil à leurs « camarades » et collègues US : « Eliminez-le (le SWP) et vous détruisez une arme fasciste puissante en Amérique ». (Source : I.Philip.J.Jaffe : ancien secrétaire national du Conseil national de l’amitié américano-soviétique, 1975).

JM. 13 septembre 2025.

chaud ! chaud ! chaud !

leurs revendications concernent la réforme des retraites: Appel à la grève dès le 5 décembre

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