21 / 12 / 2021
Le couperet est tombé, « 99 % des fonctionnaires ne toucheront rien
… »
FO-Fonction publique résume ainsi les conséquences de la décision du gouvernement annoncée aux syndicats lors de la rencontre du 9 décembre dernier, programmée quelques jours auparavant et intitulée « Les enjeux de pouvoir d’achat de court terme ». A posteriori, la réunion apparaît comme une nouvelle provocation, « l’interfédérale FO s’est dite scandalisée par ce mépris »
. Comme en juillet dernier, la ministre n’a annoncé aucune mesure générale. Seul l’ajout de « deux points d’indice au minimum de traitement » [1 593,50 euros brut, NDLR], soit 7,30 euros net par mois
est prévu au 1er janvier prochain.
Or, précise FO, « ce n’est pas une amélioration de la situation des bas salaires de la fonction publique, mais une obligation due à l’augmentation du Smic »
. Les agents revendiquent toujours, entre autres, un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat (en recul de 6 % en 2021 et de 20 % en vingt ans), un dégel du point d’indice (bloqué depuis 2011, hormis en 2016-2017) et une refonte de la grille indiciaire. Des mesures générales et non quelques mesures catégorielles.
Après FO-Fonction publique qui a quitté la conférence sur les perspectives salariales en novembre, le 9 décembre trois autres organisations ont annoncé leur départ. Le 9 décembre, FO-Fonction publique pointait l’échec de la politique salariale du gouvernement vis-à-vis des fonctionnaires.