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France 12 / 01 / 2019

FO et le Grand Débat

Ce grand débat se veut une réponse du gouvernement à la crise dites des « gilets jaunes ».

Il s’adresse de fait aux citoyens. FO a toujours refusé d’être considérée comme un « corps intermédiaire », qui aurait pour vocation une médiation entre des intérêts contradictoires a fortiori quand ils dépassent le cadre du rapport entre d’une part les salariés et d’autres parts les employeurs et pouvoirs publics.

Lors de la réunion à l’Elysée, le 10 décembre dernier, qui associait les interlocuteurs sociaux et les représentants des collectivités territoriales et des trois assemblées (Assemblé nationale, Sénat et CESE), nous avions clairement précisé à quel titre nous nous exprimions : porteurs du mandat confié par les syndicats et de l’attente des adhérents ainsi que des salariés qui apportent leurs suffrages aux listes FO lors des élections professionnelles.

Tout en rappelant que « le mouvement syndical des travailleurs ne peut s’isoler dans la nation » et considérant « que le syndicalisme ne saurait être indifférent à la forme de l’État parce qu’il ne pourrait exister en dehors d’un régime démocratique », nous avons donc précisé que nous nous exprimions du point de vue des intérêts moraux et matériels, économiques et professionnels des salariés, nous référant aux statuts confédéraux.

Nous avons aussi souligné à plusieurs reprises, avant que ne soit annoncé le grand débat, que ses thèmes étaient des sujets sur lesquels, de longue date, la confédération FO porte des revendications et a opposé la nécessité d’un débat démocratique effectif face aux politiques conduites au nom des seules contraintes économiques imposée par modèle libéral.

Il en est ainsi du service public et de la fonction publique concernant les besoins et donc les moyens nécessaire en regard ; de la nécessaire clarification des responsabilités et des financements en matière de protection sociale collective, de paritarisme et du salaire différé ; de la fiscalité où FO porte la revendication du rétablissement d’une fiscalité progressive appuyée sur le revenu et non essentiellement comme aujourd’hui sur une contribution proportionnelle (CSG) ou l’impôt indirect (TVA, TICPE) ; et, plus récemment, sur la question du climat, la défense d’une approche fondant la transition écologique sur la justice sociale.

Ce sont autant de questions, comme celles des migrations ou d’autres qui pourraient surgir au cours de ce débat, sur lesquelles nous avons aussi été amenés à nous exprimer, en particulier au sein du CESE et des CESER en tant que représentant FO. Cela conforte ce que nous disons quant au fait que la crise actuelle doit interroger les pouvoirs publics comme les employeurs sur les conséquences de la non-écoute des syndicats et du dialogue social impliquant syndicats et organisations d’employeurs.

chaud ! chaud ! chaud !

19 mars 2019, bloquons l'économie

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