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économie 7 / 07 / 2018

Les deux bouts du baton

Le nouveau classement des 500 fortunes de France (dont la fortune totale représentait 12% du PIB du pays en 2008 pour s’établir à 30% du PIB en 2018 soit près de 650 milliards d’euros) tandis que l’OCDE publiait un rapport faisant état de la stagnation des salaires dans les pays de l’OCDE, et notamment du décrochage des salaires par rapport à la productivité. 

Est-il possible de lier ces deux phénomènes ?

La progression des fortunes mondiales peut-elle être liée à ce phénomène de stagnation des salaires au sein des pays de l’OCDE ?

Précisons quelques chiffres pour bien comprendre la situation. Au niveau français, en près de 20 ans, le total du patrimoine professionnel des 500 premières fortunes est passé de 81 milliards à 650 milliards d’euros.

En une décennie, ce chiffre a progressé de 140%, quand l’encours d’épargne des Français sur le livret A n’a augmenté que de 35%. Plus encore, le nombre de milliardaires a été multiplié par 3 en 10 ans : ils sont plus de 100 aujourd’hui. Au sein de cette « famille », les écarts de richesse n’ont jamais été aussi grands. Dernier signe de cette progression généralisée : la fortune minimale nécessaire pour intégrer ce Top 500 doit s’élever aujourd’hui à 140 millions d’euros contre 40 millions en 2009.

Autrement dit, si, en 2009, le premier du palmarès possédait 375 fois la fortune du dernier, le facteur multiplicatif est aujourd’hui de 520 !

Les fortunes françaises n’ont jamais été si prospères…

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Ci-dessous une partie de ceux qui les enrichissent

Le seuil de pauvreté est de 1.015€ pour une personne seule, 1.523€ pour un couple sans enfant, ou une famille monoparentale.

En France, le seuil de pauvreté adopté, pour un individu est considéré comme pauvre, est quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 1.015 euros (soit l’application du seuil à 60 % du revenu disponible national médian). Un autre seuil à 50% du salaire médian existe, utilisé en France jusqu’en 2008, mais n’est plus considéré au niveau européen. Par ailleurs, ne percevoir que 60% du salaire médian est d’ores et déjà dans les faits être en situation de pauvreté dans notre société.

 

Ce seuil de 1.015€ est pour une personne seule. Selon la composition du foyer, le seuil de pauvreté varie.

Ainsi, pour les familles monoparentales, avec un enfant de moins de 14 ans, le seuil de pauvreté est de 1.320€. Avec un enfant de 14 ans ou plus, le seuil de pauvreté est alors de 1.523€

Leur nombre serait de 9 millions

Les seuils de pauvreté selon la composition du foyer

Pour tenir compte de la composition des ménages, on élève le seuil de pauvreté en fonction du nombre de personnes du foyer. Vivre avec 1 015 euros ne représente pas la même chose pour une personne seule que pour une famille avec des enfants. L’Insee utilise pour cela un système de parts. Le premier adulte vaut une part entière, toutes les personnes de plus de 14 ans qui vivent dans le logement comptent pour une demi-part et les moins de 14 ans pour 0,3 part.

De plus, le gouvernement les considère trop payés puisqu’il envisage de supprimer les aides sociales pour aider les milliardaires qui se disent étranglés !.

Encore, encore,  Monsieur  Macron!

On en veux plus, disent les patrons !!

 

chaud ! chaud ! chaud !

Intervention de Michel Le Roc'h au congrès confédéral

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