Monde 13 / 12 / 2015
Des milliers de manifestants ont convergé vers l’Assemblée nationale, mercredi, alors que des impasses subsistent dans les négociations avec le secteur public.
Près de 400 000 travailleurs étaient en grève ce mercredi sous la bannière du Front commun. Il s’agit de la plus importante manifestation de ce genre depuis 1972. À Québec, les klaxons résonnaient devant l’édifice Honoré-Mercier, où se tenait une réunion du Conseil des ministres. Le boulevard René-Lévesque, à la hauteur du Parlement, était noir de syndiqués.
«Ce sont 400 000 personnes, en grande majorité des femmes, déterminées à obtenir un règlement satisfaisant avec le gouvernement du Québec», a affirmé le président de la FTQ, Daniel Boyer, dans un communiqué de presse. Le Front commun demande au gouvernement Couillard de «donner le mandat» à ses négociateurs pour signer une nouvelle convention collective avant Noël.
La sécurité avait été renforcée. Plusieurs camions de la Sûreté du Québec étaient présents et certains accès au siège du gouvernement avaient été bloqués. Les constables spéciaux étaient eux aussi en moyen de pression et portaient le jeans en guise de contestation.
Alors que les infirmières et les professeurs de CÉGEP ont réussi à obtenir des ententes sectorielles, plusieurs corps d’emplois sont toujours en négociation. Les enseignants du primaire et du secondaire n’ont toujours pas d’entente et estiment que les négociateurs patronaux ont les mains liées.
La table principale de négociation, qui s’occupe de la retraite et des salaires, est aussi bloquée pour le moment.