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5 / 12 / 2021

Défense de l’hôpital le 4 décembre à Paris

Les manifestants de la Mayenne ont ouvert le cortège de la manifestation de défense de l’hôpital public, ce samedi 4 décembre 2021, à Paris. © Ouest-France

 

Ce samedi 4 décembre 2021, une manifestation était organisée à Paris pour la défense de l’hôpital public. Elle a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Une délégation de citoyens, d’élus et de responsables syndicaux de la Mayenne était en tête du cortège. Des manifestants étaient aussi venus de plusieurs départements de l’Ouest. Les élus mayennais, reçus au ministère de la Santé, avaient tous le même mot d’ordre alors que le cortège se dispersait : ne rien lâcher. 

Une petite partie de la Mayenne était à Paris, ce samedi 4 décembre 2021,pour participer à la manifestation de défense de l’hôpital public. Les Mayennais ont ouvert le cortège qui a défilé de la place Vauban jusqu’au ministère de la Santé. Mais le contingent de l’Ouest ne s’est pas limité à la Mayenne.

Le Grand Ouest présent à Paris

Premier constat de cette journée de mobilisation à Paris pour défendre l’hôpital public : l’initiative lancée par le collectif d’usagers mayennais Audace 53 a trouvé un large écho. Des délégations sont  venues de Vendée, de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. Mais aussi du Morbihan. Des personnels des CHU de Nantes et d’Angers ont aussi battu aussi le pavé de la capitale.

Des manifestants étaient aussi venus de l’est de la France, mais aussi du Loiret et de l’Essonne. De quoi renforcer le contingent de 200 Mayennais, arrivés en car de Mayenne et de Laval. Le défilé s’est déroulé dans une ambiance bon enfant.

Plusieurs milliers de manifestants présents

Selon l’Agence France Presse (AFP), « plusieurs milliers de personnes » ont défilé ce samedi 4 décembre 2021 près du ministère de la Santé. Une source syndicale évoque le nombre de 6 000 manifestants. Une estimation qui n’a pas encore été confirmée ou infirmée.

Les élus de la Mayenne ne veulent rien lâcher

Les députés et maire mayennais présent ce samedi 4 décembre 2021 à Paris sont unanimes et délivrent le même message: « Défense des hopitaux et d’un égal accès aux soins: aux côtés des usagers et soignants mayennais ce samedi à Paris. Notre mobilisation était nécessaire et doit se poursuivre. Nous ne lâcherons rien » ! 

« Nous ne lâcherons rien » dans le combat pour sauver les hôpitaux de Laval et de Mayenne. Florian Bercault le maire de Laval, Jean-Pierre Le Scornet son homologue de Mayenne et les députés Guillaume Garot et Yannick Favennec ont tous utilisé cette phrase sur leur compte Twitter.

Dans le car, sur le trajet retour vers Mayenne, Jean-Pierre Le Scornet, a fait part de sa déception. « Le conseiller technique (N.D.L.R : du ministre de la Santé) n’a pris aucun engagement. On avait espoir d’avoir des annonces, on est déçus. »

Les « regrets » du président d’Audace 53

Pascal Grandet, président de l’association d’usagers Audace 53, a réagi à la sortie du ministère de la Santé. « On n’est pas déçu car on ne s’attendait pas à grand-chose. On regrette de ne pas avoir été reçu par Olivier Véran. »

Il est à noter qu’il était annoncé que la délégation mayennaise rencontrerait un conseiller du ministre à défaut du ministre lui-même.

Les manifestants veulent faire reculer les autorités

Dans le bus le conduisant à Paris, Djamel Mayennais âgé de 62 ans, confiait les raisons de sa présence à la manifestation parisienne. « On a besoin d’un vrai hôpital dans le Nord Mayenne. On attend des autorités qu’elles reculent sur le projet de fermeture des services. »

Marie, originaire du bocage mayennais et installée à Nantes, a aussi manifesté à Paris. « Perdre des services hospitaliers ou des médecins, c’est la mort d’un territoire », assure-t-elle.

Gilles, soignant venu du Morbihan « voulait montrer son mécontentement face aux mesures de plus en plus strictes du ministère de la Santé. » Le mot de la fin revient à Geneviève, 63 ans, habitante de Mayenne : « Ma fille me dit que ça ne sert à rien de manifester. Mais si les gens se mobilisent vraiment, ça peut marcher. »

François LORIN.    Ouest-France  
 

 

Quelques milliers de personnes ont défilé samedi près du ministère de la Santé, à Paris, pour réclamer l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux publics et de meilleurs conditions de travail pour les soignants.

Les hausses de salaires du « Ségur de la santé » n’ont pas éteint les revendications. Tout au long de leur – court – cortège entre les Invalides, l’hôpital Necker et le ministère, les manifestants ont repris le slogan:

« On veut des lits, des postes, pour l’hôpital public ».

Plus nombreux qu’à l’accoutumée – 6.000 selon une source syndicale, 2.100 selon la préfecture de police – ils étaient d’abord venus demander « en urgence l’arrêt de toutes les fermetures programmées de lits », afin d’envoyer « un message très clair » pour « rassurer les agents de l’hôpital dans un contexte de nouvelle vague » de Covid, a déclaré à l’AFP Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière.

Le syndicat, dont la section de l’hôpital Nord-Mayenne est à l’origine de cette manifestation, avait battu le rappel de ses troupes pour l’occasion. La CGT, SUD, plusieurs collectifs de soignants (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux, Santé en danger) étaient également présents, de même que des associations d’usagers de petits établissements comme Amilly (Loiret) ou Longjumeau (Essonne).

Les conditions de travail étaient aussi sur toutes les lèvres. Infirmière en réanimation au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), Séverine, 44 ans, déplore ainsi que dans son service des lits restent « fermés parce que les gens ne sont pas là » pour occuper les postes. Elle espère des recrutements « pour pouvoir faire (son) travail correctement ».

« On nous en demande toujours plus avec toujours moins de moyens », regrette Sophie, 37 ans, infirmière à Melun (Seine-et-Marne), qui aimerait avoir plus « de communication et d’empathie » avec les malades, mais estime qu’on ne lui « donne plus le temps d’avoir cette relation avec les patients ».

 

 

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