>Histoire

22 / 03 / 2019

Chronique des envahisseurs : l’entreprise « citoyenne, verte et durable … »

Il est sur tous les fronts, c’est le chouchou des médias, le gentil « syndicaliste » raisonnable. Il invite les gamins à défiler « pour le climat » et surtout à ne pas se mêler de ce qui ne les concernerait pas, par exemple, la défense du code du travail ou encore, la contre-réforme Blanquer …

Le N° 1 des « corps intermédiaires », Laurent Berger, qui devrait devenir le patron de la C.E.S. s’est inquiété du « totalitarisme des gilets jaunes ». Pourtant, le jaune lui va si bien …

Berger-Duflot.

« Le gouvernement a récemment décidé d’élargir l’objet social des entreprises, pour une mission sociale ou environnementale. C’est un premier pas utile … »

Ces propos sont donc de Laurent Berger, associé cette fois à Cécile Duflot, ex ministre, ce qui suffit à la qualifier et à un certain Hugues Sibille (1).

Laurent Berger est décidément sur tous les fronts. Il croyait peut-être que la « gauche » avait en 1982, par la vertu du plan d’austérité, « réconcilié les français et l’entreprise ».

Une étude du FIGARO d’octobre 2018 prouve qu’il n’en est rien :

« Une étude montre que ni le fait qu’une entreprise soit soucieuse de l’environnement ni le fait qu’elle porte une politique de bien-être au travail ne renforce l’attachement des salariés … à « leur » entreprise » ; ça alors !

La très réac Sophie de Menthon qui occupe son temps libre, comme madame Notat, à couver les entreprises « éthiques » (2) considère que la loi PACTE a, de ce point de vue, aggravé les choses.

Notat-Sémard (3).

C’est depuis le Collège des Bernardins que le duo avait lancé son opération de relooking des entreprises. Elles devaient cesser de ne faire que du profit. La mise en demeure était sévère, voire impitoyable. Les effets tardent à se faire voir … les cléricaux prêchent parfois dans le désert.

Pourtant le président – oubliant quelque peu le principe de séparation – avait honoré le Collège de son auguste présence. Il y avait invoqué par deux fois devant des évêques studieux, les mânes de feu le père de Lubac (4) qui, à Uriage (de 1940 à fin 1942) prêchait sous un portrait géant du maréchal Pétain, la conciliation des classes dans l’entreprise-communauté de destins, chère au président-marcheur.

Le cardinal Henri de Lubac, a rejoint après son aventure « uriagiste » les fondateurs de Témoignage Chrétien. Ce jésuite sera plus tard un fervent défenseur de Vatican II. Autrement dit, on sacrifie la CFTC, devenue dans le meilleur des cas inutile et on s’investit dans la CFDT néo-socialiste. En 2016, le cardinal Barbarin a lancé l’idée d’une possible canonisation de De Lubac. Pourquoi pas ?

Notat_Macron :

Toujours très inspiré, le Prince y a délivré cet autre message : Le temps du syndicalisme de l’ancien monde serait révolu.

Place au « syndicalisme moderne » ! Bien sûr, le sigle magique – CFDT – n’a pas été prononcé. Mais chaque évêque, à moins d’être absolument stupide, aura compris le message.

Berger–Hulot.

Le bon peuple ne se laisse pas si facilement abuser. Pire, il manifeste et même se met en grève avec ou sans gilets jaunes et revendique, des augmentations de salaires, la fin de l’ISF… Les deux compères reprennent leur chemin de croix. Contraints par l’état de putréfaction des représentations politiques anciennes de monter au front, ils adoptent 66 « propositions » qualifiées, obligatoirement, de « nouvelles ». Rien de nouveau en réalité. Extraits :

Partager le pouvoir dans les entreprises

63. Instaurer une représentation pour moitié des salariés dans les conseils d’administration et les conseils de surveillance.

64. Rendre obligatoire la négociation dans les entreprises sur leur « raison d’être » – finalités économiques, sociales, environnementales, sociétales.

  • Accroître le droit d’expression au travail

65. Généraliser les espaces d’expression des travailleurs et travailleuses pour intervenir sur les transformations de leur travail (cadences, évolution des tâches, conditions de travail…).

66. Faire participer tous les salariés à la définition de l’agenda social dans l’entreprise, à l’initiative des institutions représentatives du personnel.

Ces « 66 propositions pour donner à chacun le pouvoir de vivre » sont l’initiative d’ATD quart-monde, la CFDT, la CFTC, la Cimade, la FAGE, France nature environnement, France terre d’asile, la fondation Abbé-Pierre, la fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, Humanité et biodiversité, la Ligue de l’enseignement, le Mouvement associatif, le Pacte civique, les Francas, la Mutualité française, Réseau action climat, le Secours catholique-Caritas, l’Uniopps et l’UNSA…

Jolie brochette de représentants du « nouveau monde », ici en mission sur le thème novateur « entreprise et intérêt général ».

A l’extrême droite, Nicolas Hulot, connu pour sa notoriété …

C’est le vieux corporatisme d’entreprise cher au père de Lubac. Les deux amis prétendent ainsi « réinventer le bien commun » en le « verdissant » toujours plus. Après tout, s’ils y croient …

Nostalgique de l’année 1982, la CFDT prétend réactiver la loi Auroux du 13 novembre 1982 privilégiant « l’expression directe des salariés » …

« L’idée n’est pas nouvelle. Proudhon ne pensait pas autrement et, plus près de nous, toujours dans le sillage proudhonien, cela constitue une des idées maîtresses du courant autogestionnaire » (5). Ainsi s’exprime Jacques Le Goff de l’association des amis d’E. Mounier qui regrette que, malgré la loi de décembre 1968 portant sur la création de la section syndicale d’entreprise, « l’accord d’entreprise n’est pas devenu pratique courante, encore moins la règle ». (Source : Le Goff, du silence à la parole, droit du travail, société, Etat, 1830-1985. 350 pages).

Le Goff s’agace : « il faut en « finir avec le tout-Etat », savoir « tirer partie de la crise de l’Etat-providence », et enfin,  « savoir donner à l’entreprise sa vraie place dans la négociation ». Tout ceci en « préservant l’unité de pouvoir directorial ». (6). Ben oui …

L’avis de Témoignage Chrétien :

« Au moment de la conclusion du grand débat, il faut saluer le fait que dix-neuf organisations syndicales, mutualistes ou associatives, qui sont autant de corps intermédiaires entre une société civile introuvable et un État trop déconnecté des réalités sociales, se soient mises d’accord sur soixante-six propositions précises ».

Les propositions 58 et 59 stipulent

58. Inclure des citoyen.ne.s tiré.e.s au sort dans le CESE (Conseil économique social et environnemental) et les CESER (Conseil économique social et environnemental Régional).

59. Mieux inscrire le CESE dans le processus d’élaboration législatif et renforcer son rôle d’évaluation des lois et des politiques publiques.

Ainsi, par cette formulation alambiquée, les auteurs hésitent, pour l’instant, à revendiquer ouvertement l’instauration d’une Chambre des corporations.

Tout aussi alambiqué, ce communiqué de la direction confédérale CGT, réagissant aux 66 propositions de « pacte social et écologique » de la CFDT :

« ( … ) En effet, la mise en place d’un tel pacte permettrait de construire unvision collective partagée répondant aux besoins de la société et aux aspirations des citoyens, notamment en termes de démocratie.

Nous regrettons la précipitation de certains qui ont délaissé ce cadre commun au profit de personnalités politiques en publiant une série de propositions parmi lesquelles d’ailleurs nous retrouvons beaucoup de propositions portées par la CGT. Des propositions qui auraient donc pu faire un consensus plus large entre syndicats et les auraient renforcées en dehors de tout esprit partisan ».

A l’inverse, dans les UD, dans les syndicats de base, les militants syndicalistes de la CGT-FO ou de la CGT se retrouvent souvent soudés autour de revendications concrètes : augmentation des salaires, défense des statuts, refus de la retraite par points etc. Le « bien commun » du pape François et de ses subsidiaires divers, ils s’en foutent. Ils ont bien raison.

Mais, ici ou là s’élèvent des voix qui « regrettent » l’absence, notamment, nous précise la presse, de la CFDT le 19 mars.

Le 19 mars, Laurent Berger était l’invité de France culture. Parlant du « pacte » dit social et écologique de dix-neuf organisations il déclarait :

« Le but de la CFDT est d’entrainer les forces vives de la nation … c’est notre contribution au bien commun ». Rappelant le bouquin édité par la CFDT dans la foulée de mai 68 intitulé « les dégâts du progrès » (en écho à une encyclique sur le même thème), il se félicitait, une nouvelle fois des manifs de jeunes « pour le climat … c’est réjouissant ». Par contre, les salariés en grève et en manifestations, il les méprise. C’est normal, c’est la CFDT.

Notre camarade André Bergeron n’avait lui, pas beaucoup d’illusions à ce sujet. A. Bergeron, venir pleurnicher dans les médias pour réclamer la présence de la CFDT ! difficile à imaginer …

Tout le monde comprend qu’on ne peut défendre efficacement nos revendications avec ceux qui sont à « l’avant-garde » du combat pour détruire nos acquis et détruire le syndicalisme issu de la charte d’Amiens.

Bon à garder en mémoire :

L’inspiration Cfdétiste découle intégralement des encycliques « sociales ».

Un exemple parmi d’autres : l’encyclique centesimus annus, de Jean Paul II de (1991) explique :

Le bon « apporteur de Capital » se doit de penser « à sauvegarder la planète », bien sûr en rejetant le « productivisme » mais il doit aussi dans une perspective « personnaliste et communautaire » ne pas être obsédé par le profit.

Autant demander à un loup de renoncer à manger de la viande et à une vache, de l’herbe.

« L’entreprise ne peut être considérée seulement comme une société de Capital ; elle est en même temps une société de personnes dans laquelle entrent de différents manières et avec des responsabilités spécifiques ceux qui fournissent le capital nécessaire à son activité et ceux qui y collaborent par leur travail. ( … ) La doctrine sociale reconnaît la juste fonction du profit … ». Avec la touche verte de rigueur, ça donne :

« L’Entreprise doit être une communauté solidaire qui n’est pas renfermée dans ses intérêts corporatifs ; elle doit tendre à une économie sociale du travail et contribuer au bien commun (7) notamment à travers la sauvegarde de l’environnement naturel » … que la libre entreprise continue de saccager. Peut-il en être autrement ?

C’est en liaison avec le B.I.T. que la revue des jésuites, « projet » prépare les esprits à la « conversion écologique ». Des « syndicalistes », des ONG sont annoncés. A suivre …

« Climat : quand les syndicats passent au vert Il aura fallu quelques décennies pour que les syndicats se saisissent, réellement, des enjeux écologiques. Passée la crainte des pertes d’emplois dues à la nécessaire transition, les unions professionnelles deviennent des acteurs incontournables pour faire évoluer les pratiques d’entreprises ». (Revue projet) « Industriels » et syndicats, bras-dessus, bras-dessous, vont sauver la planète … et garantir des profits qui se portent bien.

On pourrait évidemment multiplier les citations. A la vérité, on ne sait si les papes ont copié les résolutions de congrès de la CFTC-CFDT ou si ce sont nos « syndicalistes » modernes qui ont pioché dans les encycliques ; à moins que cela ne fonctionne dans les deux sens.

Application de la sainte doctrine. « Vers la révolution communautaire ». (1943).

Le compte rendu officiel des journées du Mont-Dore, du 10 au 14 avril 1943 consacre une large part à l’examen de l’entreprise « nouvelle », l’entreprise « communauté de destin » (Selon l’expression de François Perroux … et de quelques autres …).

On lit, page189 :

«( … ) Nous avons constaté dans la première journée, la faillite du capitalisme libéral … l’égoïsme aidant, l’individu a réduit progressivement sa participation au bien commun. ( … ) Nous avons tenu également à substituer la notion de personne à celle d’individu » et à substituer à « Liberté, égalité, fraternité », le triptyque : « le sol, le sang, le travail ».

Dans ce cadre, qui inclut l’acceptation du cadre de l’Europe « nouvelle » et « communautaire », placée sous le contrôle du IIIème Reich, « nous sommes ensuite passés à l’examen d’une autre communauté : la communauté de travail, l’entreprise.» 

La « réforme » de l’entreprise « n’est possible » qu’avec la participation d’un « syndicat » que les pétainistes veulent « unique », on dirait aujourd’hui, « rassemblé ».

Georges Dumoulin, ancien responsable de l’UD CGT du Nord, rallié à Vichy, participe aux journées du Mont-Dore. Voir à son sujet la notice du MAITRON.

Le contrat de travail (de « l’ancien monde »), les conventions collectives arrachées par la puissance de la grève générale de mai-juin 36 doivent être supprimées : « ( … ) Chaque entreprise avons-nous dit, constituant une communauté de travail dans laquelle les intérêts du travail et du capital sont solidaires »… toutes les décisions se prennent à ce niveau-là.

Mais, préviennent nos pétainistes modernistes il faudra « briser les résistances » et les « factions » qui se soulèveraient contre « le bien commun national ». D’où la « réforme de l’Etat », « arbitre » suprême en cas de conflits.

Nombre d’adeptes de la « révolution communautaire » de 1943 sauront opérer une conversion salutaire, à « droite », à « gauche », sans sectarisme aucun …

Les 200 pages de compte rendu sont une tentative laborieuse de concilier les thèses personnalistes (le père Le Bret), « syndicalistes » de Dumoulin et d’autres conceptions, d’inspiration plus « traditionnalistes » (Maurras, Bouvier-Ajam…)

Synthèse reportée à un avenir indéterminé Puisqu’un « Manifeste » devait être adopté et qu’il n’y en eut pas.

Corporatisme d’entreprise ou corporatisme d’Etat ? Où placer le curseur ?

Voilà une grave question sur laquelle butent toujours nos élites du XXIème siècle.

Les héritiers de Dumoulin ne lâcheront rien. Nous non plus !

Déclaration des « syndicalistes » réunis au Mont-Dore. Extraits :

« ( … ) Il faut que l’ouvrier par une série de réformes de structure, s’élève peu à peu, de la qualité de salarié à la qualité d’associé et qu’il reçoive sa part de propriété et de gestion. C’est à une telle promotion que se reconnaîtra la liquidation du système capitaliste voué par sa nature même à la recherche exclusive du profit. Elle résultera aussi de la constitution d’un Etat fort et libre, capable de briser la puissance des trusts. C’est dans cet esprit que les militants syndicalistes souhaitent la mise en œuvre légale et prochaine des principales dispositions de la Charte : syndicats uniques, comités sociaux, locaux, régionaux, nationaux … »

  1. Il se définit comme « rocardien », donc, CFDT. Il a été dirigeant du Centre des jeunes dirigeants de l’économie sociale et solidaire. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé : démocratiser l’économie. Vaste chantier …

Depuis 2012, il est « expert » (PQ) économique auprès de la Commission européenne ; un CV irréprochable …

  1. De Menthon, c’est la patronne de la fondation ETHIC (entreprise à taille humaine, indépendante et de croissance. Fondateur : Yvon Gattaz). Elle est à l’initiative d’une opération publicitaire, « j’aime ma boîte » qui a fait un grand flop.

Interrogée sur la question de l’exploitation brutale des enfants dans nombre de pays privés de code du travail, elle répond, hilare :

« Il y a un état de fait, j’essaie d’être pragmatique ». (Source : une émission « les grandes gueules »). A chacun son éthique.

Notat, a elle aussi sa fondation, Vigeo, constituée en 2002 :

«  En 2002, nous avions une intuition, celle que la responsabilité sociale allait progressivement s’imposer à l’agenda des entreprises et des investisseurs. A cette époque, les entreprises étaient essentiellement notées sur leurs performances financières. Les investisseurs, les organisations syndicales et les entreprises qui nous ont accompagnés dans la création de Vigeo ont partagé avec moi la conviction que la responsabilité sociale et environnementale constituait un nouveau défi à relever pour les entreprises et que c’est sur ce territoire que Vigeo allait trouver les ressources pour se développer » (Notat pour les 10 ans de Vigeo)..

Elle a présidé avec Denis Kessler, les destinées du groupe « le Siècle », Kessler, le patron qui veut liquider toutes les conquêtes ouvrières de 1945 (et de juin 1936).

De Menthon – ETHIC et toc – pour la version de « droite », Notat pour la version de « gauche ». Le Vatican ne met pas tous ses œufs dans le même panier.

  1. Ex patron de Michelin, une entreprise toujours soucieuse d’éthique, s’il en est. La fortune de la famille est la conséquence directe de l’exploitation particulièrement brutale, de dizaines de milliers « d’indochinois » dans les plantations d’hévéas dès le début des années 1920. Voir à ce sujet l’excellent ouvrage de l’historien Eric Panthou : « les plantations Michelin au Viêt-Nam », ainsi que le témoignage de Tran Tu Binh : Phu-Rieng, récit d’une révolte ; 330 pages).

  2. De Lubac, admirateur de Proudhon.

  3. Sauf à tenter de travestir la réalité, il faut remonter bien plus loin pour comprendre l’origine de la mystification :

« Pour la promotion du droit au travail, il est important de nos jours, comme à l’époque de rerum novarum (1891) qu’il y ait un libre processus d’auto-organisation de la société.

Nous pouvons trouver des témoignages significatifs et des exemples d’auto-organisation dans de nombreuses initiatives, au niveau d’entreprises et au niveau social, caractérisées par des formes de participation, de coopération et d’autogestion, qui révèlent la fusion d’énergie solidaire … » (Source : compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, Conseil pontifical, Justice et Paix ; l’extrait ci-dessus fait référence à l’encyclique centesimus annus de Jean Paul II ; centième anniversaire de rerum novarum).

  1. Rappelons que la loi de novembre 1982 s’inscrit dans le cadre de l’institution des comités locaux pour l’emploi de septembre 1981, eux-mêmes dépendants du cadre du plan de lutte pour l’emploi, associant, en principe, syndicats, patronats, élus locaux … il s’agissait, après avoir établi un « diagnostic partagé », d’associer les syndicats à la mise en œuvre des plans de licenciements massifs mis en œuvre par le super préfet de choc de la CFDT, un certain Chérèque ; déjà !

« Les comités locaux pour l’emploi ont une fonction de relais de la politique gouvernementale ». (Déclaration du ministre « socialiste » de l’emploi, Jean Le Garrec, cité par Le Goff.

Ce sont donc de simples « corps intermédiaires ». Autrement dit, une association de domestiques …

  1. Martin Wolf, journaliste–économiste au FINANCIAL TIME est plus réaliste :

«  Les entreprises sont des armées en guerre qui se battent pour la suprématie sur les marchés ». Précisons quand même que la guerre qu’elles se livrent vient après celle qu’elles mènent ensemble en permanence contre les salariés et leurs conquêtes.

JM 22 Mars 2019

chaud ! chaud ! chaud !

Tous au 1er mai à Nantes à 10 h 30 avec Christian Groslier

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