France 26 / 10 / 2014
Moins d’un chômeur sur deux est indemnisé. Plus précisément seulement 46,9% des demandeurs d’emploi, selon les chiffres officiels fournis par la DARES, la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, qui fournit des statistiques au ministère du Travail.
Ainsi, en juillet 2014, sur les 5 732 100 personnes inscrites à Pôle emploi, toutes catégories confondues et hors allocations de formation, seuls 2 695 100 ont été indemnisées, soit par l’assurance chômage, c’est-à-dire pour 2 206 300 d’entre eux, soit, plus chichement, par l’Etat au titre de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et parce que se trouvant en fin de droits.
Inexorablement la courbe du nombre de demandeurs d’emploi continue de progresser. Pour le mois de septembre 2014, toutes les catégories sont à la hausse : + 0,6 % pour la catégorie A, + 0,4 % pour les moins de 25 ans, + 0,9 % pour les plus de 50 ans.
Le chômage de longue durée explose (un an ou plus) : + 10 % sur un an !
Face à cette situation dramatique et sous la pression de la commission européenne, le gouvernement n’avance même plus caché : accélération de la baisse des dépenses publiques, remise en cause de l’universalité des droits sociaux et attaque contre le Code du travail.
Faire du contrat unique et de la remise en cause de l’indemnisation du chômage l’alpha et l’omega de la politique économique et sociale relève, soit de la provocation, soit d’une absence totale de réflexion sur le socle de droit qui constitue l’une des clefs de voûte de la République sociale. Ce n’est pas en s’attaquant aux plus défavorisés que les pouvoirs publics gagneront la bataille contre le chômage de masse qui frappe la France.
Une autre politique économique et sociale basée sur la défense du service public, l’augmentation du pouvoir d’achat, la préservation des droits sociaux, est possible ! Elle nécessite une réorientation des politiques européennes tournée notamment vers l’investissement productif, une relance massive de la consommation des ménages et la fin des politiques d’austérité.
C’est ce que Force Ouvrière réaffirmera le 16 décembre 2014 lors du rassemblement national qu’elle organisera à Paris.