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Communiqués 30 / 06 / 2018

APL : Le gouvernement persiste et signe

 Le rationnement des plus modestes continue !

 

Jusqu’à présent, tous les ans, les aides au logement étaient revalorisées au 1er octobre, sur la base d’un indice calculé par l’Insee, celui de l’inflation moyenne des douze derniers mois, hors prix du tabac et des loyers.

Aujourd’hui, en décidant que les aides sociales ne seront pas revalorisées en octobre prochain pour suivre l’évolution de l’inflation, le gouvernement vient encore de se distinguer en décidant de ne rien céder au nom de la contrainte budgétaire, aux ménages pauvres, modestes et aux jeunes. Bref, tous ceux qui sont éligibles à l’aide au logement et qui représentent pourtant une part de plus en plus importante de la population. C’est sans doute ce qui inquiète l’équipe gouvernementale…

L’AFOC condamne l’intransigeance d’une mesure budgétaire qui exclut du champ de vision de la politique publique du logement, la précarité, le chômage et la stagnation des salaires qui touchent pourtant une proportion de plus en plus importante de locataires HLM comme du parc privé.

Cette non-revalorisation des aides au logement relève d’un rationnement « à l’aveugle » qui va toucher le pouvoir d’achat mais qui se présente aussi comme lourde de menaces pour l’avenir des allocataires. Car le véritable enjeu est de déconnecter le calcul des allocations de la réalité économique et d’instituer une aide au forfait au gré de l’élaboration du budget de l’État.

Pour l’AFOC, cette non-revalorisation des aides personnelles au logement selon l’indice Insee constitue de fait une atteinte aux droits sociaux et une remise en cause du principe de solidarité. Elle est l’expression d’une orientation libérale et d’un désengagement de l’État, dont les plus modestes, les pauvres et les jeunes déjà en première ligne vont faire les frais.

Comme elle l’avait fait l’année dernière suite à la décision du gouvernement de baisser de cinq euros l’APL, l’AFOC rappelle sa totale opposition à cette nouvelle mesure qui rajoute la précarité à la précarité et remet en cause la solidarité dont relève le système des allocations logement et dont la prise en compte de l’inflation pour leur calculer leur montant, constitue l’une des expressions des plus concrètes qui relève de la justice sociale.

Projet de loi Elan : Le logement social démembré

 

 

L’amendement au projet de loi Elan voté par les députés introduit la possibilité de la cession en nue-propriété d’un immeuble de logements sociaux à un investisseur privé par un bailleur social.

Il s’agit d’une forme de démembrement de la propriété usuellement élaborée pour la propriété privée et l’accession sociale, mais qui, appliquée au patrimoine social participera à la grande casse des statuts qui le charpentent.

Si la motivation de cet amendement est connue – offrir le parc social HLM aux intérêts privés – ses conséquences seraient préjudiciables aux locataires compte tenu des inégalités géographiques ou foncières.

Bien évidemment ce sont les immeubles situés dans les zones les plus attractives qui vont être les plus rentables, et bien entendu pas ceux situés dans les territoires les plus enclavés. L’enjeu étant de faire circuler le capital, pour répondre au souhait du Président de la République… et surtout de mettre la main sur du foncier de valeur et de débloquer l’élaboration de la valeur du logement social, aujourd’hui strictement encadrée par des règles considérées comme trop rigides qui ne permettent pas d’influer ni de créer de la plus-value.

Pour l’AFOC, il est donc à craindre l’accroissement des inégalités entre territoires, et la ghettoïsation des quartiers les moins attractifs. Cette mesure participe à l’atteinte généralisée de tous les « statuts » protecteurs.

chaud ! chaud ! chaud !

Arguments: ÉCOLOGISME ET « BIEN COMMUN »

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