France 12 / 07 / 2016
L’accord, signé le 5 juillet par la CFTC, la CFDT et la CFE-CGC, après consultation des instances représentatives du personnel, devait permettre l’ouverture dominicale des magasins de l’enseigne, notamment à Paris, où la Fnac voulait ouvrir tous les dimanches dans les zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron.
En janvier, la CGT, SUD et FO avaient annoncé leur intention de s’opposer à cet accord « synonyme de régression sociale majeure », conclu après plusieurs mois de négociations.
Dans un courrier daté de vendredi, FO écrit qu’il exerce son droit d’opposition « afin de préserver les intérêts des salariés de l’entreprise ». Les courriers de la CGT et de SUD sont aussi partis vendredi, a-t-on appris de sources syndicales.
« Nous déplorons bien évidemment cette décision », a réagi la Fnac, sollicitée par l’AFP. « On voit bien qu’on se heurte à la position dogmatique de certaines centrales syndicales opposées dès le départ à la loi Macron et au principe du travail dominical, sans en laisser le choix aux salariés », a ajouté l’enseigne de biens culturels dirigée par Alexandre Bompard.
Selon les trois syndicats opposés à l’extension du travail le dimanche et en soirée, la direction a placardé dès le jour de la signature de l’accord, qui était aussi la dernière journée de manifestation contre le projet de loi travail à l’appel notamment des syndicats CGT, FO et Solidaires, des affichettes pour informer les personnels de sa prochaine mise en oeuvre.
« Hasard du calendrier ou symbolique délibérée », se demandent les trois syndicats dans un tract commun, en dénonçant la « communication partielle et partiale » de la direction.
« Le 1er dimanche travaillé dans les conditions de l’accord sera le 28 août », stipule l’une de ces affichettes, en annonçant le lancement du recueil du volontariat, tandis qu’une autre sur « l’opposition possible » des syndicats souligne les « conséquences majeures et préjudiciables » pour l’enseigne.
Pour les magasins qui devaient ouvrir régulièrement le dimanche, l’accord prévoyait 12 dimanches majorés à 200%, c’est-à-dire payés triple, et 40 dimanches majorés à 100%, c’est-à-dire payés double. Dans tous les cas, aucun repos compensateur n’était en revanche accordé.
Pour les magasins ouverts occasionnellement (jusqu’à 12 dimanches), la majoration devait être de 100%, avec repos compensateur, comme prévu par la loi pour les dimanches dits « du maire ».
source: AFP