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Loire Atlantique 24 / 05 / 2015

Michel Le Roc’h mènera la danse à Force ouvrière

Ce Rezéen de 54 ans, enseignant de profession, a été élu, hier à Nantes, secrétaire général du syndicat CGT-Force ouvrière en Loire-Atlantique. Il se dit trotskiste et revendique des traditions anarcho-syndicalistes.

Le syndicalisme en héritage

Le syndicalisme coule dans les veines de Michel Le Roc’h, biberonné au militantisme de ses parents. L’héritage familial :« Mon père était ajusteur chez le constructeur ferroviaire Brissonneau, à Nantes. Il était cégétiste, sympathisant communiste. Il a rejoint Force ouvrière, gêné par l’emprise du PC sur la CGT. Il ne comprenait pas le silence du syndicat sur les événements à l’Est, notamment en Pologne. Ma mère était institutrice laïque, syndiquée aussi. Je suis imprégné de tout ça. »

L’ancien collégien de La Petite Lande et lycéen des Bourdonnières se souvient de son grandpère,« ouvrier à DCNS Indret et conseiller municipal SFIO (ancêtre du Parti socialiste)à La Montagne, en 1936 ».

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Enseignant « par hasard »

À Nantes, Michel Le Roc’h étudie la gestion. Il adhère au syndicat étudiant Unef, en 1980.« Mitterrand arrivait au pouvoir, j’ai voté pour lui. Il y avait de l’effervescence, de l’espoir. Vite retombé ! »Premier emploi à Thouars, dans la métallurgie agricole.« J’étais dans les bureaux. » Malgré son col blanc, il est désigné délégué syndical par Force ouvrière. Première adhésion à FO. Mais les Deux-Sèvres, c’est loin. Michel Le Roc’h cherche à se rapprocher de Nantes.« Par hasard, je suis rentré dans l’enseignement en 1987, prof de compta-gestion en lycée pro, à Guérande. »

Désormais prof certifié, il rejoint le lycée de la Herdrie, à Basse-Goulaine, en 1993, avec aussi la casquette de secrétaire du syndicat FO des lycées et collèges. En 2006, Michel Le Roc’h devient secrétaire général adjoint de l’union départementale CGT-FO 44.« Mon poste reste à la Herdrie, mais je suis détaché à temps plein au syndicat. »

Indépendance et consensus

Michel Le Roc’h se dit trotskiste, comme son prédécesseur. Il revendique aussi les traditions anarchosyndicalistes et libertaires.« Ma conception : un syndicat indépendant des partis politiques. Le syndicaliste défend les travailleurs, quelles que soient leurs opinions. » D’où une préférence personnelle pour la CGT-FO plutôt que la CGT.« Même si nous sommes cousins ! » Michel Le Roc’h adhère à un parti politique. Dont il tait le nom.« C’est ma sphère privée. » Avouant un penchant pour l’ancienne SFIO,« le socialisme authentique et laïc.

Pas le socialisme de Valls. » Michel Le Roc’h est un homme de consensus.« Je suis pour signer des accords, quand ils sont bons pour les travailleurs. » Le rapport de force ?« Je n’écarte pas la grève. Mais pas comme un préalable, plutôt une réaction. D’abord la négo ! Aujourd’hui, le gouvernement et le Medef nous poussent au rapport de force. » Ok pour discuter,« à condition d’améliorer le sort des salariés. Pas de le dégrader.

Jamais je n’accepterai qu’un syndicat soit une marionnette du pouvoir ». Et pan sur la CFDT ! Michel Le Roc’h ne verrait pas d’un mauvais œil une grève générale. Mais préfère dire :« On veut créer les conditions d’un blocage du pays. » Hier, devant les militants, au congrès, il ose une citation sur« l’insurrection ». Le nouveau « patron » a été très applaudi.

Christophe JAUNET.

Article issu de l’édition de Chateaubriant Ancenis du samedi 23 mai 2015

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